François Hollande annonce un 3e Plan cancer 2014-2018

Le président de la République a annoncé hier un troisième Plan cancer (2014-2018), axé sur "la lutte contre les inégalités", rapporte Le Figaro (page 11). Aujourd'hui, en France, on guérit "près de 45% des cancers", mais "le risque de mourir de cette maladie" "entre 30 et 65 ans, est deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les membres des professions libérales", a indiqué François Hollande en conclusion des rencontres organisées par l'Institut national du cancer (Inca), note Libération (page 11).

Les inégalités face au cancer se manifestent à toutes les étapes de la maladie : dépistage, retard du traitement, reprise du travail et taux de mortalité. "Le risque de décéder par cancer est toujours multiplié par 2,5 entre le niveau d'étude le plus élevé et le niveau d'étude le plus faible", souligne Agnès Buzyn, présidente de l'Inca, dans Le Figaro.

En outre, "le cancer a des répercussions durables", constate la sociologue Anne-Marie Waser. Une étude de 2002 montrait que, deux ans après un cancer, une personne sur trois en âge de travailler était toujours inactive. Moins d'un agriculteur exploitant sur deux a repris son travail, alors que c'est le cas des trois quarts des membres des professions intermédiaires.

Le nouveau Plan cancer comportera cinq grands axes : la prévention, la re­cherche, la prise en charge des malades, la formation des professionnels de santé et "la vie pendant et après le cancer", résume La Croix (page 6). Parmi les nouveautés : la création d'un nouveau métier, celui "d'infirmier clinicien". "Ce professionnel devra assurer la coordination des soins et être un relais entre l'hôpital, le médecin traitant ou la prise en charge à domicile", explique, dans La Croix, un conseiller du président de la République.

Le chef de l'Etat a exprimé sa volonté de renforcer les actions de prévention antitabac chez les jeunes et d'appuyer les campagnes en faveur du dépistage organisé, notamment des cancers du sein et colorectal.
Enfin, dans le domaine de la recherche, la priorité sera de favoriser l'accès aux essais cliniques pour les médicaments innovants.

Le crédit d'impôt voté à l'Assemblée
Les députés ont adopté hier soir le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice) de 20 milliards d'euros pour les entreprises, destiné à réduire le coût du travail de 6%, tout en favorisant l'emploi, annonce le site Internet de La Tribune (www.latribune.fr).

"Le rapporteur du Budget, Christian Eckert (PS) a salué le dispositif et fait voter des amendements introduisant des objectifs au Cice, mais pas de réelle conditionnalité", relèvent Les Echos. Il s'est néanmoins inquiété du sort de certains secteurs non bénéficiaires, car non soumis à l'impôt sur les sociétés, tels que les hôpitaux, tandis que les cliniques privées seraient avantagées, souligne ce quotidien (page 5). Un amendement du gouvernement a répondu aux demandes des députés socialistes concernant le secteur associatif : "Quelque 40.000 employeurs non passibles de l'impôt sur les sociétés vont bénéficier d'une réduction de 300 millions d'euros de taxe sur les salaires, via un relèvement de franchise et de décote, et de l'augmentation d'un tiers de l'abattement spécifique aux associations, aux mutuelles et aux syndicats", rapportent Les Echos. Bercy précise que pour une association de moins de huit salariés, cela représentera un allégement de la masse salariale de 12%, "soit le double du taux de crédit d'impôt compétitivité et emploi". Les députés ont enfin voté, contre l'avis du gouvernement, l'extension du bénéfice du crédit d'impôt aux coopératives.
John Sutton