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Dix recommandations pour prévenir la dépendance

Annoncées pour juillet, les grandes orientations de la réforme sur la dépendance seront finalement dévoilées à la rentrée. Certes, observent Les Echos (page 7), "les mesures à prendre sont plus ou moins connues". Ce qui l'est moins, en revanche, c'est la nature des recettes qui doivent financer cette réforme de la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

Toujours dans le domaine de la dépendance, le sénateur André Trillard. (UMP, Loire-Atlantique) doit remettre aujourd'hui à Nicolas Sarkozy son rapport sur "la prévention de la dépendance", indique La Croix (page 5),

En dix recommandations, ce parlementaire préconise de "tendre vers un objectif ambitieux d'un gain de trois années en bonne santé à l'horizon 2025", de sorte à prolonger l'espérance de vie sans incapacité. Actuellement, en 2008, celle-ci était de 62,4 ans pour les hommes et de 64,2 ans pour les femmes, précise le journal.
Pour atteindre cet objectif, André Trillard propose de lancer "une campagne nationale en faveur du bien vieillir". Il estime, par exemple, qu'il faut "promouvoir l'activité sous toutes ses formes, bénévole, sportive, cognitive, mais aussi professionnelle, car les inactifs ont un risque de mortalité presque trois fois supérieur à celui des actifs".

Il entend également combattre un certain nombre de pathologies qui, se déclarant avec l'âge, entraînent la majorité des dépendances. C'est le cas des maladies cardio-vasculaires, des cancers, de l'arthrose, de l'ostéoporose… Pour cela, il propose de lutter contre l'obésité et le tabagisme, de promouvoir l'activité physique ou d'encourager le dépistage de l'hypertension du diabète et de la déficience calcique.

"Cette éducation au bien vieillir pourrait se prolonger dans les entreprises", précise-t-il. Il souhaite, en effet, organiser des consultations de prévention au moment du départ à la retraite des salariés, ou "sur les personnes les plus vulnérables", telles que les allocataires du minimum vieillesse, ou les personnes non couvertes par une mutuelle. Enfin, André Trillard recommande "de mieux soutenir les 4 millions d'aidants familiaux en instituant notamment un compagnonnage avec les professionnels de l'aide à domicile".

Des génériques contre le sida
Le laboratoire pharmaceutique américain Gilead va renoncer, pour certains pays, à ses brevets sur quatre molécules contre le sida. Même si deux de ces molécules ne sont pas encore sur le marché, cet abandon des droits va permettre à certains fabricants de génériques de produire les copies de ces traitements anti-VIH à bas prix pour les commercialiser dans les pays les plus pauvres, annonce Le Figaro (page 11).

"Pour la première fois, se félicite Philippe Douste-Blazy, directeur d'Unitaid qui est à l'origine de cet accord, les malades du sida des pays en développement vont avoir accès aux mêmes médicaments que ceux vivant dans les pays riches."

Unitaid est une initiative internationale chargée de trouver des financements innovants pour rendre accessible les traitements anti-VIH dans les pays pauvres, précise Le Monde (page 10). Il y a plusieurs années, l'idée d'une "communauté de brevets" s'est imposée en impliquant plusieurs laboratoires dans la commercialisation de molécules issues de différents brevets. "Restait à rendre cette idée opérationnelle, conclut le quotidien, c'est aujourd'hui fait."
Frédéric Lavignette