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Deux antidiabétiques dans le collimateur de l’Afssaps

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis en garde les médecins et les pharmaciens contre les médicaments contenant du pioglitazone, rappelle Le Figaro, dans son édition du 28 avril. Ces antidiabétiques, vendus sous les noms d'Actos® et de Competact®, sont suspectés d'augmenter les risques de cancer de la vessie.

L'Agence française de sécurité sa­nitaire des produits de santé (Afssaps) a lancé récemment une "mise en garde" aux médecins et pharmaciens sur la suspicion de risque de cancer de la vessie lié à l'utilisation du pioglitazone vendu en France sous les noms d'Actos® et de Competact®, rappelle Le Figaro (page 11). Ces produits font baisser la glycémie et l'hémoglobine glyquée, mais ne sont pas reconnus par les autorités sanitaires comme un antidiabétique stricto sensu. La commission d'autorisation de mise sur le marché, qui s'est réunie le 7 avril dernier, a lié sa décision à celle de l'Agence européenne du médicament, qui sera connue en juin au plus tôt, ainsi qu'aux résultats, prévus en juillet, d'une étude lancée avec la Cnam.

Selon Le Figaro, les échanges ont été particulièrement "houleux" au sein de cette commission à propos de l'Actos® et du Competact®. "Pour le dire clairement, on a voté que l'on n'était pas capable de voter. Autrement dit, on a estimé qu'il était urgent de ne rien faire", résume, désabusé, un participant à la réunion du 7 avril.

"La pioglitazone est une classe de médicaments pourrie !", lance un pharmacologue, expert à l'Afssaps. "Surtout que l'on peut se passer sans problème de ce produit, en lui trouvant des alternatives", renchérit un autre.
La revue Prescrire tirait déjà la son­nette d'alarme en mai 2007. "Les patients et les soignants ont intérêt à se passer des glitazones. Les antidiabétiques oraux à uti­liser en première intention restent la metformine, en cas de surpoids, et le gliben­clamide, sinon, conseillait Prescrire. Et quand ils ne conviennent pas, mieux vaut réviser soigneusement les objectifs glycémiques et parfois envisager l'insuline." Et d'ajouter : "Au fil des années, leur profil d'effets indésirables s'est alourdi." En 2010, la revue médicale indépendante a également rendu compte des premiers résultats d'une étude américaine montrant un risque accru de cancer de la vessie, après deux ans de traitement.

"Le Mediator®, plus jamais ça", avait assuré le Pr Dominique Maraninchi, lors de sa nomination à la tête de l'agence. Depuis, conformément à la transpa­rence qu'il avait annoncé des extraits des séances des commissions d'AMM sont disponibles pendant trois mois sur le site de l'agence (afssaps.fr).

Convention médicale : négociations suspendues
L'assurance maladie a suspendu hier ses négociations avec les médecins libéraux, après une nouvelle querelle entre les syndicats, sur la composition de leurs délégations, indiquent Les Echos (page 4). Entamées début avril, ces négociations doivent déboucher sur une nouvelle convention médicale et apporter des solutions aux difficultés d'accès aux soins, avec des mesures contre la désertification médicale et les dépassements d'honoraires abusifs, précise Le Figaro-économie (page 17). Mais, lors de la troisième séance hier, deux syndicats (CSMF et SML) sur les cinq participants (les trois autres étant la FMF, le Bloc et MG-France) ont quitté la table des négociations, comme ils l'avaient fait deux semaines auparavant. "Nous voulons qu'il y ait un nombre restreint de négociateurs par syndicats", a justifié Michel Chassang, président de la CSMF, reprochant notamment à MG-France (généralistes) et au Bloc (spécialistes) d'avoir intégré des représentants d'internes et de jeunes médecins dans leurs délégations, note Le Figaro-économie. A eux deux, la CSMF et le SML, ont réuni les suffrages de plus de 55% des praticiens libéraux lors des dernières élections, rendant impossible toute négociation sans eux.
Frédéric van Roekeghem, directeur général de l'assurance maladie, a donné aux syndicats un délai de 8 à 15 jours pour se mettre d'accord sur un nouveau cadre de négociation.
John Sutton