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Dépendance : le financement en débat

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a reçu hier les partenaires sociaux pour évoquer la création d’une cinquième branche de la "Sécu" consacrée à la dépendance, rapporte La Tribune (page 24). D’après Le Figaro (page 19), les dépenses de santé et les aides liées à la perte d’autonomie représentent actuellement 19 milliards de prestations par an. Une enveloppe qui ne devrait qu’augmenter en raison de l’allongement de la vie. Reste à trouver le mode de financement.

Les syndicats sont plutôt favorables à un financement solidaire basé sur les cotisations. A sa sortie du ministère, FO expliquait, par exemple, que les faibles moyens d’une personne ne devaient pas être "un obstacle pour intégrer un établissement spécialisé". Une appréciation partagée par la CFTC et la CGT pour lesquelles il s’agit d’une question d’"équité".

Pour la CFDT, le financement "doit reposer sur l’ensemble des revenus par le biais de la CSG, avec une contribution plus importante sur les revenus du patrimoine", rapporte La Croix (page 10). Dans la pratique, le syndicat de François Chérèque souhaiterait un "alignement du taux de CSG des retraités imposables sur celui des salariés", expliquent Les Echos (page 6). De son côté, le patronat "n’écarte pas une part de solidarité nationale mais refuse toute cotisation supplémentaire sur le travail", mentionne Le Figaro.

Dans un entretien qu’il accorde à La Croix, Xavier Bertrand dit écouter "les propositions des partenaires sociaux, sachant qu’il faudra créer, par exemple, 7 500 places nouvelles par an". Certaines autres propositions de financement par les contrats individuels d’assurance sont également à l’étude. "La question est posée de savoir si les intervenants privés doivent fournir une rente ou plutôt proposer des services et des prestations", ajoute Xavier Bertrand. Pour le ministre du Travail, le dispositif retenu devrait être mis en place début 2009.

Médicament : Leclerc s’attaque aux officines
C’est aujourd’hui que débute la pub télé du groupe Leclerc. Son objectif : pouvoir vendre des médicaments sans ordonnance dans les parapharmacies de ses centres commerciaux, indiquent Les Echos (page 19). Actuellement, la législation n’autorise la délivrance de ces spécialités que dans les pharmacies, précise Le Figaro-économie (page 21). Leur mise à disposition dans la grande distribution se traduirait par une baisse de prix de "25%", promet cette enseigne. Comme le souligne La Tribune (page 8), "d’après la Mutualité française, les traitements déremboursés en mars 2006 ont vu leur prix s’envoler en moyenne de 36%". En Italie, où la vente de ces produits est autorisée depuis juillet 2006, "Leclerc a baissé les prix de 20% à 35% et les pharmacies ont réduit leurs tarifs de 10%", note Le Figaro-économie. Pour Jean Parrot, président du Conseil de l’ordre des pharmaciens, l’initiative de Leclerc relève de la "provocation" (Les Echos). Pour lui, ce groupe "confond les médicaments et les marchandises, les pharmaciens et les chefs de rayon".

Première vague d’économies
Le président de la République dévoilera aujourd’hui un "plan" en vue de dégager 7 milliards d’euros d’économies pour 2009-2011. Si La Tribune (pages 2 et 3) parle de "rigueur", Les Echos (pages 4 et 5) préfèrent évoquer un "plan de rationalisation". D’après La Tribune, 150 mesures devraient être présentées. En matière de santé, "une meilleure organisation entre médecine de ville et médecine hospitalière" est envisagée avec la création des agences régionales de santé (ARS). Toutefois, ces nouvelles structures "n’ont pas vocation à générer des économies", note La Tribune.

Celles-ci seront davantage le fait du "non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite", relève Le Parisien/Aujourd’hui (page 12). En supprimant 35.000 postes d’ici à 2009, l’exécutif table sur une économie de 3,5 milliards. Une seconde vague de mesures pourrait être présentée en mai. Cette fois "seront alors revisitées profondément les politiques de solidarité (minima sociaux, dépendance, lutte contre la pauvreté et l’exclusion…) ainsi que la politique familiale".
Frédéric Lavignette