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Crise : François Fillon présente son plan de relance

Le plan de relance de l'économie présenté hier par le Premier ministre, l'augmentation du chômage et les suites de la journée d'action du 29 janvier, sont les trois sujets qui se partagent les "unes" de la presse nationale. François Fillon détaille et défend son plan de relance dans les colonnes du Monde (page 10). Pour le chef du gouvernement, il n'est pas question de baisser la TVA, mais de "donner la priorité absolue à l'emploi", tout en poursuivant les réformes, comme celle de la formation professionnelle, et en "renforçant le dialogue social".

En détaillant les mille chantiers, dotés 26 milliards d'euros, votés par le Parlement pour "dynamiser l'activité", le Premier ministre a voulu sonner "la mobilisation nationale urgente et concrète" face à la crise et appeler "tous les Français à se serrer les coudes". Selon le gouvernement, tous les projets retenus ont "un fort impact économique et social". Ils sont "prêts à démarrer tout de suite" et sont répartis "sur tout le territoire".

"Le nouveau bond du chômage accroît l'urgence de la relance", souligne le titre de "une" des Echos. En décembre, le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté de 45.800. On atteint le nombre de 217.000 chômeurs supplémentaires en un an. Les jeunes sont les plus touchés (+19,5%). Dans ce contexte économique déprimé, les syndicats se sont réunis hier pour savoir quelles suites donner à leur journée d'action du 29 janvier. Les huit confédérations ont décidé d'attendre pour se prononcer, de connaître "les mesures concrètes et immédiates" que le président de la République ne manquera pas d'annoncer lors de son intervention télévisée jeudi prochain. Les syndicats se réuniront le 9 février pour "en apprécier la portée et en tirer les conséquences". Déçus par les réponses du gouvernement, 61% des Français sont prêts à continuer la mobilisation, selon un sondage CSA publié dans L'Humanité (pages 1 et 2).

Les solutions pour sauver la FMP
La Mutualité française finalise un plan de sauvetage de la Fédération mutualiste parisienne (FMP), qui permettrait non seulement d'éviter la vente du Palais de la Mutualité, mais aussi la fermeture des activités sanitaires et sociales, indique La Tribune (page 21). Dès le mois de décembre, alors que la FMP avait été placée sous administration provisoire, la Mutualité française s'était engagée à trouver "une solution mutualiste". Le plan qui en résulte comporte trois volets. Il devrait être présenté la semaine prochaine. Il s'agit, en premier lieu, de "faire revenir le Palais de la Mutualité au sein d'une structure de la fédération nationale". Deuxièmement, les activités de protection sociale complémentaire et de prévoyance de la FMP seraient regroupées dans une mutuelle unique modernisée. Dernier volet, les centres d'optique et les cabinets dentaires de la FMP seraient rattachés aux réseaux de la Mutualité française.

Aide à l'acquisition d'une mutuelle
Alors que l'examen du projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) ne commencera pas avant la semaine prochaine, certains députés s'empressent déjà de faire connaître les amendements qu'ils comptent déposer. Pierre Méhaignerie (UMP), président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, souhaite élargir l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé. Son amendement prévoit de relever de 400 à 500 euros le montant de l'aide la plus élevée, note la Tribune (page 32). Elle pourrait devenir accessible dès l'âge de 50 ans, au lieu de 60 ans actuellement. Les députés de l'opposition fourbissent également leurs amendements. Pour lutter contre les "déserts médicaux", Christian Paul (PS) proposera "comme c'est désormais le cas pour les infirmières", d'autoriser l'installation des médecins généralistes dans les zones surdotées "qu'après le départ d'un de leurs confrères". La ministre de la Santé pencherait plutôt en faveur d'une taxe qui frapperait tous les médecins des zones surdotées refusant de prêter main-forte dans les "déserts médicaux".

John Sutton