Cancer du sein : de nombreux cas pourraient être évités

A quelques semaines de l’ouverture d’un colloque à La Baule, intitulé "Prévention du cancer du sein, mythe ou réalité ?", des experts de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM), organisatrice de cet événement, sollicitent les pouvoirs publics. Comme le mentionne Le Figaro (page 11), "ils appellent de leurs voeux des campagnes grand public destinées à faire connaître aux femmes les grandes stratégies à mettre en place pour tenter de se prémunir".

Même si les campagnes de prévention et de dépistage se sont développées ces dernières années, il n’en reste pas moins que le cancer du sein frappe chaque année 49.000 femmes. Selon les spécialistes de la SFSPM, de nombreux cas pourraient être évités grâce un changement de modes de vie. Libération (page 16) évoque d’ailleurs quelques pistes de prévention. La première consiste à réduire la consommation d’alcool, dont l’influence est néfaste sur les hormones féminines. En effet, "deux verres de vin par jour suffiraient à les exciter". En outre, pratiquer trente minutes d’activité sportive par jour, cinq jours par semaine, les calmerait. Le sport agit aussi sur le surpoids.

Or, comme le signale Le Figaro, l’obésité a toujours augmenté le risque de cancers. Selon le Pr Pierre-Marie Martin, "l’obésité modifie le métabolisme des hormones sexuelles et accroît les taux d’oestrogènes chez la femme. Or, plus la période d’exposition de la femme aux oestrogènes est longue, plus le risque de cancer du sein est important".

En outre, poursuit Libération, il semble que le fait d’avoir des enfants tôt protège du cancer du sein. L’allaitement apparaît aussi comme un facteur de protection, en particulier lorsqu’il est prolongé. "S’il n’est pas question d’imposer des normes sur des choix aussi personnels, il est important d’informer les femmes sur ces sujets dont elles ignorent tout", observe Le Figaro. Enfin, estiment certains médecins, la contraception orale comporte un risque "légèrement augmenté" de développer un cancer du sein. De même, le traitement hormonal de la ménopause est désormais considéré comme un autre facteur de risque lorsqu’il est pris pendant plus de cinq ans.

Réduire les dépenses de médicaments
Le rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 a présenté en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale deux nouveaux amendements qui visent à réduire les dépenses de médicaments. Comme l’expliquent Les Echos (page 4), Yves Bur, député (UMP, Bas-Rhin), suggère de favoriser les versions génériques de certains produits de marque.

"Le premier amendement vise à assouplir les règles très strictes d’équivalences entre l’original et la copie qui sont en vigueur actuellement", précise le quotidien économique. Le second, signale à son tour La Tribune (page 23), propose une procédure d’appel d’offres pour les médicaments génériques afin de faire baisser les prix. "Sur trois molécules importantes, une baisse de prix de 10 % des produits permettrait une économie de l’ordre de 50 millions", explique ce parlementaire.

Frédéric Lavignette