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Budgets ministériels à la baisse

C'est aujourd'hui que Matignon doit faire connaître aux différents ministères le montant des crédits qu'il leur alloue pour 2012. Et à en croire la presse, le budget de chacun d'entre eux pour l'an prochain est "une première" ou tout au moins "particulier".

Selon Les Echos, qui utilisent la première expression (page 3), les dépenses des ministères vont être gelées en valeur absolue, "lutte contre le déficit oblige". Seules quelques nouvelles allocations vont être attribuées à certains d'entre eux "pour des montants faibles", complète Le Figaro (page 22).

L'Education nationale doit, par exemple, recevoir 150 millions d'euros supplémentaires, notamment pour favoriser l'accueil des enfants en situation de handicap. Le ministère de l'Emploi percevra également 150 millions de plus en faveur des emplois aidés. Les ministères de l'Ecologie, de la Défense, de la Culture et de l'Intérieur seront aussi légèrement revalorisés. Mais toutes "ces rallonges seront compensées par des économies ailleurs", prévient le journal.

Dans les ministères, la masse salariale va diminuer de 0,25% (soit 200 millions) ce qui, d'après une source gouvernemen­tale que rapporte Le Figaro, est "une première historique". La réduction des effectifs est pour beaucoup dans ce recul. En effet, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite va induire 30.500 suppressions de postes l'an prochain.

Initialement, il était prévu 33.000 disparitions de postes mais le chiffre est inférieur, expliquent Les Echos, "parce que l'Etat table sur de moindres départs en 2012, après une année 2011 marquée par un surcroît de départ lié à la réforme des retraites".

Les ministères de la Recherche et de la Justice seront les seuls à être épargnés par la baisse du nombre de postes. En revanche, dans l'Education nationale, les suppressions devraient être voisines de celles de 2011, soit 16.000 emplois en moins.
Frédéric Lavignette