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Bisphénol A : dangerosité confirmée

Le Bisphénol A (BPA) est bel et bien dangereux. Après trois ans d'enquête, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a lancé hier une nouvelle alerte sur les effets de ce composé chimique. Considéré comme un perturbateur endocrinien, il représente un risque potentiel pour la santé, rapporte Le Figaro (page 11).

"Le travail considérable réalisé […] nous permet de confirmer qu'il faut ré­duire l'exposition de la population, mais aussi d'affirmer que la voie principale de contamination est l'alimentation et que les risques concernent en priorité l'enfant à naître des femmes exposées durant leur grossesse", explique, dans Libération (page 18), Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l'Anses.

Pour André Cicolella, le toxicologue qui a lancé l'alerte sur le Bisphénol A dès 2009, le rapport de l'Anses est "courageux". Selon lui, il "révolutionne l'expertise institutionnelle, en dépit des pressions qui ont pu s'exercer sur l'Anses".

Le Bisphénol A se trouve essentiellement dans "les boîtes de conserve, qui représentent 50 % de l'exposition alimentaire totale, mais aussi, à notre grande surprise, l'eau distribuée en bonbonnes de polycarbonate", indique Gérard Lasfargues, dans Libération.

Pour Le Monde (page 7), les personnes les plus exposées sont les caissières, qui manipulent des tickets de caisse contenant du BPA. En cas de grossesse, les risques pour le futur enfant sont nombreux : troubles du comportement, obésité, cancer du sein, altérations de l'appareil reproducteur féminin…

"L'agence persiste et signe sur la nécessité de réduire l'usage du Bisphénol A", souligne, dans Le Figaro (page 11), Marc Mortureux, directeur de l'Anses, qui se félicite de la loi adoptée en France en décembre 2012. Celle-ci interdit, depuis le 1er janvier, la présence de Bisphénol A dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, notamment les biberons. Cette interdiction sera étendue à tous les contenants alimentaires en 2015. "Cette nouvelle législation française devrait conduire à une baisse très significative du niveau d'exposition au Bisphénol A, dont il conviendrait d'évaluer l'impact dans le temps", conclut l'Anses.

Sécu : prévisions tenues
Le déficit de la Sécurité sociale s'est élevé à 13,3 milliards d'euros en 2012, contre 17,4 milliards en 2011, ont an­noncé hier les ministères du Budget et des Affaires sociales, rapporte Le Figaro-économie (page 21). "Des résultats parfaitement conformes aux prévisions du gouvernement", jugent Les Echos (page 4), qui résument la situation par cette formule : "Les recettes sont pénalisées par la crise, mais les dépenses sont maîtrisées."

Cette réduction du "trou" de la Sécu de 4,1 milliards d'euros s'explique principalement par le redressement de la branche maladie : – 5,9 milliards d'euros l'an passé (contre – 8,6 milliards en 2011), et de la branche vieillesse : – 4,8 milliards d'euros (– 6 milliards en 2011). Les dé­penses de soins de ville ont diminué, de même que les dépenses de médicaments et les indemnités journalières, notent Les Echos. Quant aux consultations médicales, elles sont restées stables. Au total, les dépenses se santé prises en charge par la Sécurité sociale n'ont progressé que de 2,4 % l'an dernier. "Si ce chiffre est confirmé, il s'agirait de la hausse la plus faible enregistrée depuis 1997", indiquent Les Echos.

John Sutton