Baisse annoncée des prix des médicaments

"Nous avons 500 millions d’économies à réaliser. Nous y parviendrons." Dans un entretien qu’il accorde à La Tribune (page 4), le ministre de la Santé lève partiellement le voile sur les mesures qu’il entend prendre pour réduire de 2,8% à 2,5% le taux de progression de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) pour 2012, comme l’a annoncé lundi le Premier ministre Xavier Bertrand veut agir sur le prix des spécialités pharmaceutiques.

Pour cela, il "compte notamment sur une baisse des prix des médicaments de marque mais surtout des génériques". L’industrie pharmaceutique ne sera pas la seule à être mise à contribution. Xavier Bertrand annonce que "la médecine de ville et les établissements de soins participeront aussi à cet effort supplémentaire". En revanche, le ticket modérateur ne devrait pas être augmenté.

D’autres mesures devraient être dévoilées d’ici à deux semaines. Elles visent à "rectifier" le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 qui est actuellement examiné au Sénat. En raison de la nouvelle prévision de croissance (1% et non 1,75%), ce PLFSS est en effet déjà caduc…

Le ministre de la Santé indique toutefois que "les mesures déjà votées ne seront pas remises en cause", d’autant que "chacune d’entre elles est plus nécessaire que jamais pour atteindre nos objectifs d’assainissement de nos finances publiques".

Inévitablement, plusieurs des nouvelles dispositions anti-austérité décidées par le gouvernement auront un impact sur le portefeuille des Français. Pour le vérifier, Libération (pages 6 et 7) s’est livré à un calcul en utilisant pour référence un ménage avec deux enfants. Selon le quotidien, le prix de la rigueur pour un couple des classes moyennes s’élève à 1.038 euros. "Une facture sévère obtenue par l’addition de petits paquets, 10 euros par ci, 20 euros par là".

Par ailleurs, comme le note La Tribune (page 6), la commission des Finances du Sénat examine aujourd’hui une série d’amendements au projet de loi de finances. Ceux-ci seront "probablement adoptés", avance le quotidien économique. Parmi ces textes figurent "la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires et de la taxe sur les mutuelles ou encore l’annulation de la ponction de 200 millions d’euros sur les collectivités locales".

Le chômage en hausse
Pour le moment, remarque Libération (page 7), peu de Français sont encore confrontés aux conséquences sociales de la crise. Pourtant, le chômage et la baisse de la croissance sont bel et bien là. Actuellement, indique le quotidien, "la crise rend plus pauvres ceux qui l’étaient déjà, alors que les plus aisés n’en subissent pas les conséquences". Cependant, les répercussions sur l’ensemble de la société ne devraient pas tarder à se faire sentir.

Depuis juin en effet, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté pour atteindre 2.780.000 personnes en catégorie A : "un chiffre record depuis plus de dix ans". Pourtant le nombre de licenciements a baissé de 11.700. Un tel chiffre s’explique en raison d’un transfert des licenciements économiques vers les procédures de "rupture à l’amiable" et parce que les entreprises n’hésitent pas à recourir aux travailleurs précaires.

D’après les observations, indique Libération, le profil type du salarié touché par le chômage est une femme, âgée de plus de 50 ans. Et géographiquement, les régions de plus en plus atteintes par le non-emploi sont la Champagne-Ardenne (+8,2%), la Corse (+ 8,5%) ou encore le Languedoc-Roussillon (+7,7%).

Frédéric Lavignette