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Assurance-chômage : dernière séance

Alors que le chômage remonte, les partenaires sociaux vont tenter de trouver un accord aujourd’hui sur les nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs pour la période 2009-2011. Négociateur pour la CFDT, Gaby Bonnand se disait hier "plutôt optimiste" sur les chances de trouver une issue, les positions s’étant déjà bien rapprochées la semaine dernière, souligne Libération (page 11).

"Notre volonté est de faire entrer davantage de gens dans le dispositif d’assurance-chômage", résume le chef de file de la délégation CFDT. Le syndicat souhaite que les salariés ayant travaillé 4 mois dans les trois années précédentes puissent bénéficier d’une allocation chômage. Cela permettrait à 120.000 personnes supplémentaires d’être indemnisées, selon Gaby Bonnand. Un objectif partagé par tous les syndicats. Actuellement, moins d’un demandeur d’emploi sur deux est indemnisé par les Assedic et perçoit en moyenne de 900 à 1.000 euros par mois.

Le principe d’une filière unique est désormais acquis, le système actuel, qui distingue quatre cas selon la durée travaillée, étant jugé trop complexe. Mais les avis divergent entre syndicats et patronat sur le rapport entre la durée de cotisation et le montant de l’indemnisation. Selon la dernière proposition du Medef, la durée d’indemnisation serait proportionnelle au nombre de mois de cotisation, avec un minimum de 5 mois et un maximum de 22 mois pour les moins de 50 ans (au lieu de 23 actuellement), puis de 36 au-delà (inchangé). Les syndicats réclament un minimum de 24 mois, soulignent Les Echos (page 4).

Autre point d’achoppement : l’âge de liquidation de la retraite pour les demandeurs d’emploi. Il est actuellement de 60 ans et demi. Le patronat souhaite repousser progressivement cet âge butoir jusqu’à 62 ans en 2011. Les syndicats sont très hostiles à cette mesure, qui contraindrait les chômeurs âgés, après 36 mois d’indemnisation, à choisir entre une retraite à taux réduit ou une allocation de fin de droit à peine supérieure au revenu minimum d’insertion (RMI), souligne Libération.

Enfin, pour le niveau des cotisations chômage, le Medef a renoncé récemment à une baisse immédiate. Mais l’organisation patronale a demandé qu’elle soit automatique si les comptes de l’Unedic revenaient à l’équilibre. Si les partenaires sociaux n’arrivent pas à boucler la négociation aujourd’hui, celle-ci reprendra début janvier, selon Les Echos.

Nadine Morano joue la carte des familles
Une nouvelle carte de réduction SNCF sera disponible à partir des vacances de février au profit des foyers qui gagnent moins de 1.000 euros nets par mois. Contrairement à la carte Famille nombreuse, ce sera une carte commerciale délivrée uniquement par la SNCF, qui coûtera entre 15 et 17 euros, précise Le Parisien/Aujourd’hui (pages 1 à 3).

De son côté, Libération (page 14) souligne que les associations sont divisées sur la portée de cette mesure annoncée dimanche par Nadine Morano, la secrétaire d’Etat chargée de la Famille. "Cela correspond aux demandes réelles des familles. Ceux qui n’ont pas l’habitude de voyager en profiteront", estime Hélène Marchal, de l’Union nationale des associations familiales (Unaf). En revanche, pour Patricia Augustin, de la Confédération syndicale des familles, "c’est beaucoup de vent pour rien". "Ce n’est pas le cadeau de Noël qu’on attendait. On aurait préféré une véritable augmentation des prestations sociales", lance-t-elle.

John Sutton