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19 mars : mobilisations records

En raison de la grève, la revue de presse est réalisée aujourd'hui à partir des versions électroniques des quotidiens, disponibles sur Internet. "Forte mobilisation sociale", titrent lesechos.fr. "Le succès des manifestations met la pression sur le pouvoir", renchérit liberation.fr. Un nombre record de manifestants depuis l'élection de Nicolas Sarkozy est descendu hier dans la rue. Classiquement, les décomptes diffèrent : 3 millions pour la CGT et 1,2 million pour la police.

"Les syndicats ont rempli leur contrat", estiment lesechos.fr. La mobilisation, qualifiée de "réussite" par les syndicats, est équivalente à celle de 2006 contre le contrat première embauche (CPE). Pour latribune.fr, elle montre l'ampleur de l'inquiétude et du mécontentement face à la crise économique.

Fait marquant, souligné par leparisien.fr, les salariés du privé étaient très présents dans les cortèges. Le quotidien dresse le portrait de trois d'entre eux : une éducatrice, un ouvrier de la métallurgie et un cariste dans l'agroalimentaire. Tous partagent un même sentiment d'injustice sur la répartition des richesses. Pour eux, la crise est un révélateur du décalage entre ceux qui "continuent à s'en mettre plein les poches" et ceux qui "n'ont que leur salaire pour vivre".

"Fillon temporise", titre latribune.fr. Le quotidien indique que le Premier ministre a exclu tout nouveau plan de relance, hier soir sur TF1. "Le gouvernement a le devoir d'être responsable", a-t-il justifié. Quant à une hausse du Smic, "ce n'est pas une priorité". En outre, le chef du gouvernement estime que "dans ce type de crise, il y a des restructurations nécessaires", entraînant des suppressions d'emploi. Dans le même temps, François Fillon demande que les entreprises respectent leurs "responsabilités sociales" (lefigaro.fr). Ce qui, selon le chef du gouvernement, n'est pas le cas dans l'affaire Continental.

"Et après ?", interrogent de concert lefigaro-fr et liberation.fr. Les organisations syndicales doivent maintenant décider de la suite à donner à leur mouvement. D'ores et déjà, toutes ont souligné la nécessité de "durer" et de rester unis. "Un tel mouvement ce n'est pas une anecdote ! C'est impossible que le gouvernement reste immobile sur sa politique", a déclaré Bernard Thibault. Pour le secrétaire général de la CGT, le gouvernement "devra accepter de rediscuter avec les syndicats sur la base des revendications que nous avons présentées en début d'année".

"Si une mobilisation aussi massive que celle d'aujourd'hui ne permet pas de changer la donne, le gouvernement prend des risques parce qu'on continuera à se mobiliser", a prévenu le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque dans lefigaro.fr. Enfin, pour Jean-Claude Mailly (Force ouvrière), "il faut savoir utiliser (...) l'arme budgétaire pour relancer la consommation".

A lire aussi dans la presse - Rapprochement entre la Matmut, la Macif et la Maif

C'est mardi prochain que la Matmut, la Macif et la Maif dévoileront leur rapprochement, via la création d'une société de groupe d'assurance mutuelle (Sgam), indiquent lesechos.fr. La Sgam "chapeautera les activités que les trois partenaires décideront de lui apporter", explique lefigaro.fr. Cette alliance "devrait permettre des économies d'échelles, notamment au niveau de la gestion des sinistres et de la réassurance", soulignent lesechos.fr. Pour lefigaro.fr, "la crise financière, ainsi que la concurrence accrue sur le marché de l'assurance dommage en France, aurait accéléré ce rapprochement".

Comme le note une source proche du dossier, citée par lesechos.fr, "dans sur un marché de l'assurance dommage complètement mature, il semble plus pertinent de se mettre ensemble pour optimiser les coûts que de chercher à gagner des parts de marché à grand renfort de publicité". Cette Sgam regroupera 10 millions de sociétaires pour un chiffre d'affaires de 9,2 milliards d'euros. "Le groupe sera leader de l'assurance auto en France", commentent lesechos.fr. Comme nous l'explique Daniel Havis, PDG de la Matmut, "c'est un regroupement de groupes mutualistes solides qui s'organise. Il se fera dans le respect des entités et des statuts sociaux des entreprises concernées".

John Sutton et Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)