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Salle de presse

Constance Baudry

T : 01 40 43 30 21
P : 06 85 29 82 22

constance.baudry@mutualite.fr

Des soins plus efficients en Ehpad avec PARO

A l’heure où le vieillissement de la population française tend à s’accélérer, la Mutualité Française Loire - Haute-Loire Ssam a lancé une triple étude inédite – dont le rapport est remis ce jour – sur l’utilisation dans les Ehpad de Paro, un robot émotionnel ayant l’apparence d’un phoque en peluche, auprès des résidents atteints de troubles cognitifs. Ces trois études inédites ont été réalisées avec le soutien de la Fédération nationale de la Mutualité Française et de la Fondation Paul Bennetot (groupe Matmut).

Analyse de l’utilisation de PARO dans les Ehpad autour de trois axes : l’usage, l’impact et les effets sur la douleur

Alors que s’engage à l’initiative du gouvernement un important débat public sur la dépendance, ce rapport éclaire d’un jour nouveau un grand nombre d’effets bénéfiques du robot PARO tant sur le plan des soins que sur celui de l’accompagnement du résident.

S’agissant des usages du robot PARO en Ehpad, les résultats révèlent que son utilisation se situe à la frontière de l’animation, du nursing et du soin. L’expérimentation menée sur ce point démontre notamment que les professionnels ont davantage un usage individuel que collectif du robot émotionnel, et ce principalement pour canaliser une angoisse, une colère ou encore pour limiter une déambulation. Du côté des personnes âgées, la logique du « prendre soin » semble gouverner les usages : c’est en s’occupant du robot que les souvenirs ressurgissent, que l’imaginaire se déploie et que l’affect s’exprime. A noter toutefois que PARO ne fonctionne pas sur tous les résidents (phobie des animaux, refus d’être infantilisé…).

Concernant l’impact de cette gérontechnologie sur le lien entre résidents, personnel soignant et aidants, des effets bénéfiques tant sur la relation que sur la prise en charge médicale sont observés. Ainsi, sa capacité à réagir de manière autonome aux comportements humains le rend propice au travail avec les personnes qui peuvent éprouver des difficultés à communiquer. Cette amélioration de la communication verbale et non-verbale semble toutefois se faire au détriment de la relation humaine avec l’aide-soignant. En effet, le robot prend en charge une partie des interactions, pouvant donner le sentiment à l’aide-soignant de se sentir dépossédé d’une part de son activité : la relation au soigné. Par ailleurs, les résultats révèlent que PARO a induit un allégement de la charge de travail subjective des soignants.

Enfin, une dernière étude démontre que l’intervention du robot est un levier efficace pour diminuer les manifestations douloureuses induites par les soins grâce à son effet distracteur, répondant ainsi à un réel besoin de équipes de soins. En revanche, elle ne permet pas de diminuer la prise d’antalgiques des résidents.

Les recommandations du rapport pour créer un contexte propice au succès de PARO

De ce constat découle une série de recommandations concrètes pour favoriser les situations de succès lors de futures implantations du robot PARO et faire de cette gérontechnologie une réponse adaptée à la prise en charge des personnes âgées atteintes de démence :

  • Renforcer l’appropriation par le soignant et/ou l’aidant de PARO, dans un environnement favorable.
  • Mettre en place une organisation et un pilotage appropriés pour accompagner le déploiement de cette innovation, afin que les soignants se retrouvent dans une situation favorable. En effet, une organisation efficiente permettra de valoriser le temps du soignant, tandis qu’un pilotage intelligent permettra de mieux identifier les situations propices à l’usage de PARO, particulièrement utile à un personnel soignant « expérimenté » dans l’usage du robot au sein de petites unités de vie.
  • Créer une unité du personnel soignant autour de PARO (impliquant dès lors, un management efficace de l’établissement possiblement accompagné de formations).

A propos des études

Initiées en septembre 2016, trois études ont été simultanément menées, pendant dix-huit mois, dans les 11 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de la Mutualité Française Loire - Haute-Loire Ssam, soit un potentiel de 1.000 résidents pour les expérimentations. Ces trois études, réalisées, avec le soutien de la Fédération nationale de la Mutualité Française et de la Fondation Paul Bennetot (groupe Matmut), sont les suivantes : une étude clinique concernant l’usage de PARO dans la gestion de la douleur lors des soins, une étude socio-ethnographique ayant pour objectif de répertorier les usages du robot et une étude sociologique s’intéressant à la vie des patients dans les Ehpad, (identifier les réactions, les interactions de la personne avec le robot, le niveau d’acceptabilité) et à la relation de soin (patients-aidants) comprenant l'interaction patients-aidants, l’impact de PARO sur l’organisation du travail et son acceptabilité par les soignants. Ces trois études ont été complétées par les retours d’expérience après deux années d’utilisation au sein des établissements. Par son ampleur, sa démarche et sa durée, l’étude PARO de la Mutualité Française est inédite.

A propos du robot PARO

PARO est un robot socio-pédagogique utilisé en atelier d’animation et en thérapie relationnelle individuelle pour les malades atteints de troubles du comportement et de la communication. Il a été développé en 1993 par l’équipe du Dr Shibata pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et apparentées. La France accueille PARO en juillet 2014 et complète ainsi ses options de thérapies non-médicamenteuses. PARO est équipé de sept moteurs, qui lui permettent de bouger la tête, cligner des yeux, actionner ses deux nageoires latérales et sa nageoire caudale.

A propos de la Mutualité Française

Présidée par Thierry Beaudet, la Mutualité Française fédère la quasi-totalité des mutuelles en France. Elle représente 650 mutuelles dans toute leur diversité : des complémentaires santé qui remboursent les dépenses des patients, mais aussi des établissements hospitaliers, des services dédiés à la petite enfance et des crèches, des centres dentaires, des centres spécialisés en audition et optique, des structures et services tournés vers les personnes en situation de handicap ou les personnes âgées…

Les mutuelles interviennent comme premier financeur des dépenses de santé après la Sécurité sociale. Avec leurs 2.600 services de soins et d’accompagnement, elles jouent un rôle majeur pour l’accès aux soins, dans les territoires, à un tarif maitrisé. Elles sont aussi le 1er acteur privé de prévention santé avec plus de 7 000 actions déployées chaque année dans toutes les régions.

Plus d’un Français sur deux est protégé par une mutuelle, soit 35 millions de personnes.

Les mutuelles sont des sociétés de personnes à but non lucratif : elles ne versent pas de dividendes et l’intégralité de leurs bénéfices est investie en faveur de leurs adhérents. Régies par le Code de la Mutualité, elles ne pratiquent pas la sélection des risques.

Présidées par des militants mutualistes élus, les mutuelles représentent également un mouvement social et démocratique, engagé en faveur de l’accès aux soins du plus grand nombre.

Télécharger le communiqué de presse au format pdf

Télécharger le rapport d'utilisation du robot PARO en Ehpad

Contacts presse :
Constance BAUDRY
06 85 29 82 22 / constance.baudry@mutualite.fr