Salle de presse

Constance Baudry

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« Bougez contre le cancer du sein » : la Mutualité Française et l’Association francophone de l’après cancer du sein lancent la première enquête nationale épidémiologique sur la pratique d’une activité physique après un cancer du sein

A quelques jours "d’octobre rose", Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité Française et le Dr Christian Jamin, président de l’Association francophone de l’après cancer du sein (Afacs), en partenariat avec le service de médecine du sport du CHU de Clermont-Ferrand et l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), ont annoncé aujourd’hui le lancement, sur tout le territoire, de la première enquête épidémiologique sur la pratique de l’activité physique après un cancer du sein intitulée "Bougez contre le cancer du sein".

Christine Arron, l’une des plus grandes championnes françaises d’athlétisme, spécialisée dans le sprint, en est la marraine.

Les objectifs de l’enquête "Bougez contre le cancer du sein" qui a lieu du 14 septembre 2010 à mars 2011, sont de réaliser un état des lieux de la pratique d’une activité physique chez les femmes ayant eu un cancer du sein et d’identifier les freins et les facteurs qui les limitent dans cette pratique.

Aujourd’hui, il existe peu de données françaises sur ce sujet. Or, l’activité physique après ce cancer améliore la qualité de la vie, diminue la fatigue, l’anxiété, le syndrome dépressif. Elle peut également limiter le risque de récidive et diminuer la mortalité liée au cancer(1).

C'est pourquoi la première enquête épidémiologique nationale "Bougez contre le cancer du sein" invite les femmes qui ont eu un cancer du sein à remplir en 15 mn, anonymement, un questionnaire qui porte notamment sur leur mode de vie, le temps passé à l'activité physique après ce cancer et les craintes ressenties à l'idée de reprendre une telle activité.

Un deuxième volet de l’enquête s’adresse spécifiquement aux professionnels de santé, notamment les médecins généralistes, les gynécologues et les oncologues, qui sont conviés à répondre anonymement à des questions sur leur pratique sportive, les préconisations qu’ils font à leurs patientes en matière d’activité physique après un cancer du sein et inversement, les facteurs qui les limitent dans leur recommandation.

• Les femmes et les professionnels de santé pourront remplir ce questionnaire en ligne sur le site www.bougezcontrelecancerdusein.fr.

• Les femmes qui n’ont pas d’accès à internet ou qui souhaitent recevoir le questionnaire à leur domicile, pourront contacter au 39 35(2), Priorité santé mutualiste, le service d’information, d’aide à l’orientation et de soutien sur des questions de santé des mutuelles de la Mutualité Française. En contactant le 39 35(2), elles pourront également s’informer sur les bienfaits de l’activité physique en prévention du cancer, mais aussi pendant et après un cancer.

L'analyse des réponses de l’enquête "Bougez contre le cancer du sein" sera rendue publique fin 2011. Elle permettra de renforcer et d'améliorer l'information faite aux femmes sur les bénéfices d'une activité physique adaptée et régulière après un cancer du sein et de sensibiliser les professionnels de santé à parler de ses bénéfices à leurs patientes.

Les résultats de cette enquête permettront également à la Mutualité Française, avec Priorité santé mutualiste, de mieux aider les adhérentes en leur proposant des accompagnements personnalisés pour la reprise d’une activité physique après un cancer du sein.

(1) Les études épidémiologiques internationales tendent à démontrer les bénéfices de l’activité physique en prévention du cancer mais aussi pendant et après un cancer. La réduction du risque de récidive de cancer du sein est vraie pour toute activité physique quelque soit son intensité telle que le sport, aller à pied au travail, monter les escaliers, faire le ménage et ceci à partir d’un équivalent de 30 minutes de marche d’un bon pas par jour.

(2) Prix d’un appel local à partir d’un poste fixe au tarif défini par l’opérateur de l’appelant, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

A propos de la Mutualité Française
Présidée par Jean-Pierre Davant, la Mutualité Française fédère la quasi-totalité des mutuelles santé en France, soit près de 700. Six Français sur dix sont protégés par une mutuelle de la Mutualité Française, soit près de 38 millions de personnes et quelque 18 millions d’adhérents. Organismes à but non lucratif, ne pratiquant pas la sélection des risques et régis par le code de la Mutualité, les mutuelles interviennent comme premier financeur des dépenses de santé après la Sécurité sociale.

Les mutuelles disposent également d’un réel savoir-faire médical et exercent une action de régulation des dépenses de santé et d’innovation sociale à travers près de 2 400 services de soins et d’accompagnement mutualistes : établissements hospitaliers, centres de santé médicaux, centres dentaires et d’optique, établissements pour la petite enfance, services aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, etc.

La Mutualité Française contribue aussi à la prévention et à la promotion de la santé à travers son réseau d’unions régionales et ses services de soins et d’accompagnement.

Pour accompagner les adhérents des mutuelles tout au long de leur vie pour tous leurs problèmes de santé, la Mutualité Française a créé Priorité santé mutualiste, le service d’information, d’aide à l’orientation et de soutien sur des questions de santé, pour les adhérents de ses mutuelles. Priorité santé mutualiste permet aujourd’hui aux 25 millions d’adhérents mutualistes qui en bénéficient, de poser des questions sur 6 thématiques de santé : le cancer, la santé visuelle, le médicament, les maladies cardiovasculaires, les addictions et le maintien de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap. Concernant le cancer, les adhérents mutualistes peuvent notamment s’informer sur les facteurs de risque, la prévention et le dépistage, sa prise en charge, la maladie en elle-même, ses modes de traitements et ses conséquences.

En s’associant à l’enquête "Bougez contre le cancer du sein", préparée et établie par des autorités médicales reconnues au sein de l’Afacs, la Mutualité Française, avec Priorité santé mutualiste, renforce son expertise et s’engage à promouvoir l’activité physique auprès des adhérents mutualistes. Pour Priorité santé mutualiste, cet engagement se traduit aujourd’hui par des informations et des conseils par téléphone au 39 35 et par l’organisation de rencontres santé sur ce thème, sur l’ensemble du territoire. Les résultats de cette enquête permettront de concevoir prochainement des modules d’accompagnement et de soutien personnalisé à la reprise d’une activité physique adaptés aux besoins des adhérents.

Dans le cadre de ce partenariat, la Mutualité Française réaffirme donc son engagement dans la promotion de l’activité physique et sportive pour la santé. Pour la Mutualité Française, l’incitation à la pratique régulière d’une activité physique est un enjeu majeur de santé publique. Elle considère que c’est par la prévention et l’éducation pour la santé, qu’il sera possible de contribuer à retarder, voir éviter, l’entrée de nos concitoyens dans les maladies les plus graves.
A propos de l’Association francophone de l’après cancer du sein (Afacs)
L’Afacs, l’Association francophone de l’après cancer du sein est une association médicale de type Loi 1901, consacrée à la vie après cancer du sein, elle rassemble à ce titre des personnels médicaux prenant en charge les femmes après un cancer du sein comme des gynécologues, des oncologues, des radiologues, des psychologues et des médecins généralistes. Son but est "d'optimiser le suivi des femmes atteintes de cancer du sein, en dehors de la phase aiguë, en assurant la surveillance, en veillant par tous les moyens à leur qualité de vie et d’encourager la recherche et la diffusion des connaissances sur ce sujet".

Créée en 2005 par le Dr Christian Jamin gynécologue-endocrinologue, l’Afacs a organisé en 2008 et 2010 son congrès réunissant les experts oncologues, gynécologues, chercheurs pour faire le point des connaissances et les partager avec les femmes et les associations de femmes concernées par le cancer du sein dans une après-midi qui leur était dédiée.

L’Afacs a mené une enquête sur la grossesse après cancer du sein en 2008, dont les résultats ont été communiqués lors de son dernier congrès de février 2010 et sur son site.

Sur son site www.afacs.fr, elle met à disposition des professionnels de santé des outils de formation sur les sujets concernant cette période de l’après cancer du sein et permet ainsi une diffusion à tous de connaissances actualisées.

L’Afacs a décidé de concevoir une enquête sur l’activité physique après cancer du sein car l’état de la pratique en France de l’activité physique après cancer du sein n’est pas connu. Or, la sédentarité avec le risque de prise de poids après cancer du sein est un facteur de mauvais pronostic. L’amélioration des connaissances et leur diffusion font partie intégrante de ses objectifs. "Que font les femmes ? Pourquoi ne font-elles pas ou moins d’activité physique ? Les médecins en parlent-ils ?" Les réponses à ces questions permettront de mieux connaître la réalité de l’après cancer du sein et en particulier les liens entre l’activité physique et le cancer du sein dans la pratique en France. Cette action s’inscrit dans la mesure 11 du plan cancer 2009 – 2011 : "Promouvoir des actions de prévention sur les liens entre l’alimentation, l’activité physique et les cancers".

A propos du service de médecine du sport du CHU de Clermont-Ferrand, représenté par la Pre Martine Duclos, physiologiste et endocrinologue, lors de la conférence de presse.
Le service de médecine du sport du CHU de Clermont-Ferrand est très engagé dans la prescription d’activité physique dans le cadre de la prise en charge des maladies chroniques. En effet, en plus du cancer, pour de nombreuses pathologies l’activité physique s’inclut à part entière dans la prise en charge thérapeutique (diabète de type 2, insuffisance respiratoire et pathologies respiratoires chroniques, obésité avec complications métaboliques). L’activité physique est un mode de vie mais peut aussi être thérapeutique chez les malades. Cette activité physique individualisée, progressive et médicalement accompagnée est réalisée dans le service de médecine du sport trois fois par semaine pendant 4 mois avec un suivi mensuel à l’issue de ces 4 mois afin que les patients maintiennent un niveau d’activité physique qui leur permette le maintien de l’amélioration de leur pathologie. Ce service est référent en France dans cette prise en charge par l’activité physique régulière de maladies chroniques autres que les maladies cardiovasculaires (activité hospitalière, mais aussi de recherche et d’enseignement).

A propos du service médical de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), représenté par la Dre Carole Maitre, gynécologue et médecin du sport, lors de la conférence de presse.

L’Institut national du sport est un lieu de vie et d’entraînement des sportifs de haut niveau. Par son rôle de centre de référence pour le sport français, l’Insep participe aux travaux sur les liens entre le sport et la santé. En 2008, le cycle de conférences, "les entretiens de l’Insep", a fait le point sur les bénéfices du sport sur la santé. Aussi, outre sa mission de "centre-ressources" majeur pour le suivi et l’accompagnement de sportifs de haut niveau, l’Insep est également tête de réseau pour les autres acteurs du sport (Creps, collectivités territoriales, entreprises).

Par son implication à la commission médicale du CNOSF, en particulier dans sa composante sport – santé et ses groupes de travail, dont le groupe femme et sport, l’Insep prend part à la promotion du sport - santé pour chacun, qui est aujourd’hui un sujet d’importance pour le mouvement sportif. Gynécologue, médecin du sport au service médical de l’Insep, et responsable du groupe de travail "Femme et sport" (commission médicale du CNOSF), la Dre Carole Maître travaille sur les relations entre l’activité physique et la santé de la femme, entre activité physique et cancer.

Sensibiliser aux bénéfices de l’activité physique sur la santé, partager les connaissances scientifiques récentes lors des congrès médicaux et participer aux journées d’information à l’attention des patientes sont des actions menées dans le cadre du travail de médecin au sein du service médical de l’Insep.