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La Mutualité française contre la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur internet

Dans la discussion actuelle du projet de loi de modernisation de l’économie, un amendement sénatorial porte atteinte à l’un des fondements de la santé publique en matière de lutte contre la consommation excessive d’alcool, en autorisant sans restriction la publicité pour l’alcool sur internet.

Alors que l’opinion publique, les pouvoirs publics et l’ensemble de la presse s’alarment de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes, et restent très inquiets face aux conséquences sur la sécurité routière, l’adoption de cet amendement autoriserait la publicité pour la consommation d’alcool sur internet, le média préféré des jeunes.

Ainsi, la santé publique reculerait de plus de 20 ans et la Loi Evin serait gravement remise en cause.

L’autorisation d’internet comme support pour la publicité et la définition exclusivement commerciale de la publicité proposées dans cet amendement ouvrent le champ à toute forme de publicité et de promotion en faveur des boissons alcoolisées.

La Mutualité française rappelle son attachement à la prévention et à la promotion de la santé et souhaite que sur le terrain, l’impact des actions de prévention des conduites à risque chez les jeunes et les actions de sensibilisation sur les risques liés à la conduite sous l’emprise de l’alcool ne soit pas minimisés par la publicité en faveur des boissons alcoolisées.

Elle s’inquiète donc fortement des conséquences que l’adoption d’une telle mesure pourrait avoir notamment sur les jeunes.

A propos de la Mutualité Française
Présidée par Jean-Pierre Davant, la Mutualité Française fédère la quasi totalité des mutuelles santé en France. 6 Français sur 10 sont protégés par une mutuelle de la Mutualité Française, soit près de 38 millions de personnes et quelque 18 millions d’adhérents.
Organismes à but non lucratif, ne pratiquant pas la sélection des risques et régis par le code de la Mutualité, les mutuelles interviennent comme premier financeur des dépenses de santé après la Sécurité sociale.
Les mutuelles disposent également d’un réel savoir-faire médical et exercent une action de régulation des dépenses de santé et d’innovation sociale à travers leurs 2.000 services de soins et d’accompagnement mutualistes : hôpitaux, cliniques, centres de santé médicaux, centres dentaires et d’optique, établissements pour la petite enfance, services aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, etc. La Mutualité Française contribue aussi à la prévention et à la promotion de la santé à travers son réseau d’unions régionales, d’unions départementales et ses services de soins et d’accompagnement.