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Sécu : Nicolas Sarkozy déterminé à associer les mutuelles aux négociations

Le président de la République s'est prononcé le 18 septembre pour la participation des mutuelles aux négociations menées par la Sécurité sociale avec les professionnels de santé. Il a également souhaité que le secteur optionnel, qui doit permettre de limiter les dépassements d'honoraires des médecins, soit opérationnel avant la fin de l'année.

Dans un discours sur la politique de santé, le 18 septembre à Bletterans (Jura), le président de la République a fait part de sa détermination à mettre en oeuvre le protocole sur la modernisation du système de santé, signé le 28 juillet entre la Mutualité française et l’Etat.

Cet été, les ministères de la Santé et du Budget ont annoncé un nouveau plan de redressement des comptes de la Sécu. Ce plan prévoit une contribution des complémentaires santé à hauteur de 1 milliard d'euros en 2009, dont la majeure partie sera à la charge des mutuelles. Objectif : réduire le déficit de l'assurance maladie qui, si rien n'est fait, atteindra les 6 milliards d'euros l’an prochain.

Si la Mutualité française n'a pas pu éviter cette nouvelle taxe, elle a tout de même obtenu des engagements forts du gouvernement, en vue de moderniser le système de santé et d’améliorer l’accès aux soins de nos concitoyens. Parmi les mesures contenues dans ce protocole : associer les mutuelles aux négociations menées par la Sécurité sociale et les professionnels de santé, notamment sur l’optique et le dentaire. L’objectif est de mieux contrôler les dépenses restant à la charge des malades et obtenir des engagements sur la qualité des soins.

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a confirmé cette volonté : "Les complémentaires santé doivent contribuer à l'amélioration de la qualité des soins, à la gestion du risque et à la maîtrise de la dépense, dans l'intérêt des assurés", a-t-il déclaré. "Les négociations entre l'assurance maladie et les professionnels de santé associeront dorénavant les organismes complémentaires, en particulier dans les secteurs où ces derniers garantissent une prise en charge importante, comme l'optique et le dentaire."

Le président de la République s'est également montré déterminé à créer un secteur optionnel "avant la fin de l'année". "Je souhaite que tous les acteurs – assurance maladie, médecins et assurances complémentaires – définissent (...) les modalités d'un secteur optionnel pour les chirurgiens, les obstétriciens et les anesthésistes de secteur 2", a-t-il affirmé. Réclamé de longue date par la Mutualité française, ce secteur optionnel doit permettre de limiter les dépassements d'honoraires des médecins de secteur 2.

Ghislaine Trabacchi

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)