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Responsabilité sociétale de l’entreprise : l’engagement de la MGEN

Fabrice Henry, vice-président délégué du groupe MGEN.

Le groupe MGEN a présenté fin octobre ses objectifs en matière de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) dans différents domaines : parité, rémunération, achats responsables… Pour son vice-président délégué, Fabrice Henry, cette démarche "est un outil interne au service de la performance".

Le groupe MGEN entend promouvoir "son utilité sociale". "Alors que des logiques réglementaires strictement comptables nous sont imposées, nous voulons montrer que la création de valeur de la MGEN n’est pas seulement économique", a expliqué le 21 octobre Anne-Marie Harster, déléguée nationale du groupe. "La question est de savoir comment notre utilité sociale est perçue par nos adhérents, nos militants", a poursuivi Fabrice Henry, vice-président délégué du groupe MGEN.

Pour y parvenir, le groupe compte s’appuyer sur la démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dans laquelle il s’est engagé. "La RSE est un outil interne au service de la performance", considère Fabrice Henry. Métiers, gouvernance, économie, ressources humaines, et environnement, la MGEN s’est fixé des objectifs à atteindre dans chacun de ces domaines. "Seule une politique globale peut être socialement équitable, économiquement viable, et écologiquement soutenable", poursuit-il.

Plus d’actifs dans l’économie sociale

La MGEN s’engage aussi à rémunérer à cet horizon tous ses salariés au minimum 120% du Smic. "Un écart de 1 à 10 des rémunérations au sein du groupe est constaté, ce qui reste acceptable étant donné la diversité des métiers exercés", indique Anne-Marie Harster. "Nous avons créé un comité d’éthique et rétribution présidé par une personnalité extérieure. Il aura notamment un droit de regard sur les indemnités perçues par les élus", ajoute Fabrice Henry.

Autre engagement : compter pas moins de 40% de femmes dans son conseil d’administration en 2019, contre 32% aujourd’hui. "Le rythme de renouvellement du conseil d’administration fait que ce n’est pas en deux ans que nous allons réussir", considère Anne-Marie Harster.

La politique d’allocations d’actifs du groupe sera aussi touchée par la démarche de RSE. "Nous avons une politique de gestion d’actifs assez singulière, avec beaucoup d’investissements dans l’économie sociale. Nous voulons conforter cette politique de manière à ce que la poche d’actifs détenus dans des structures de l’économie atteigne 10 à 15% du portefeuille", détaille Fabrice Henry.

Autres innovations liées à la RSE : l’adoption en 2013 d’une charte des achats responsables du groupe et une charte d’engagement RSE des fournisseurs devrait être paraphée l’an prochain. Le parc immobilier n’est pas en reste, la MGEN prévoit de réduire de 40% la consommation d’énergie sur la période 2010-2020 grâce à des innovations thermiques.

Anne Baudeneau

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)