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La pollution provoque 48.000 décès par an

Asthme, maladies cardiovasculaires, cancers bronchiques : les particules fines présentes dans l'air causent chaque année 48.000 décès en France, déplore une étude de Santé publique France.

A l'occasion de la journée sur la qualité de l'air et la santé, Santé publique France a publié le 21 juin 2016 une étude quantitative de l'impact sanitaire (EQIS) de la pollution aux particules fines. Les résultats sont alarmants : la pollution atmosphérique provoque 48.000 décès par an en France, déplore Santé publique France.

Santé publique France  est le nom choisi pour l'Agence nationale de santé publique qui remplace depuis le 1er mai 2016 l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), l'Institut de veille sanitaire (InVS) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), rappelle-t-on.

Selon les données prévisionnelles de l'Insee, 600.000 décès ont été enregistrés en 2015. La pollution atmosphérique représente donc 8% du nombre total de décès. Les microparticules de moins de 0,25 micromètre de diamètre (PM2.5) sont naturellement présentes dans l'air (tempêtes de sable, feux de forêts, éruptions volcaniques…). Mais c'est bel et bien l'activité humaine qui génère le plus de pollution : véhicules au diesel, industrie thermique, agriculture ou encore chauffage au bois, augmentent la concentration de particules fines dans l'air.

Impact de l'exposition répétée

Ces particules, qui pénètrent profondément dans les poumons, jusqu'aux bronches et alvéoles, peuvent notamment causer des inflammations bronchiques, de l'asthme et des maladies cardiovasculaires. Sur le long terme, l'exposition répétée entraîne une augmentation du nombre de cancers bronchiques et une baisse de l'espérance de vie. "C'est l'exposition à la pollution, quotidienne et dans la durée qui a l'impact le plus important sur la santé, les pics de pollution ayant un effet marginal", constate Santé publique France.

Les personnes les plus vulnérables sont les enfants, car leur appareil respiratoire n’est pas encore mature, les femmes enceintes, les personnes âgées, les fumeurs, et les personnes souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires chroniques.

A l'âge de 30 ans, la perte d'espérance de vie liée à la pollution atmosphérique peut "dépasser 2 ans dans les villes les plus exposées", évalue Santé publique France. "Dans les zones urbaines de plus de 100.000 habitants, les résultats montrent, en moyenne, une perte de 15 mois", précise l'étude.

Désormais, cette pollution concerne aussi bien les milieux urbains que ruraux : la perte d'espérance de vie est de 10 mois en moyenne "dans les zones urbaines entre 2.000 et 100.000 habitants", et de 9 mois en zone rurale.

34.000 décès évitables

La mise en place d'actions pour améliorer la qualité de l'air devient plus que jamais un enjeu d'avenir. Santé publique stratégie estime en effet que 34.000 décès pourraient être évités "si l'ensemble des communes réussissait à atteindre les niveaux de PM2.5 observés dans les 5% des communes les moins polluées de la même classe d'urbanisation".

Pour appuyer son propos, cette agence nationale cite des exemples de solutions qui semblent porter leurs fruits dans d'autres pays : réduction des émissions industrielles, modification des carburants, création de péages urbains ou encore développement de la pratique du vélo.

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)