Plan cancer 2014-2019 : un premier rapport d’étape remis à François Hollande

Le président de la République François Hollande, lors de la présentation du bilan d'étape du plan cancer 2014-2019

L'état d'avancement des 185 mesures du plan cancer 2014-2019 fait l'objet d'un premier rapport. Remis le 13 février au président de la République, il indique que "la grande majorité des actions programmées respecte le planning prévu", notamment en matière d'amélioration des dépistages organisés.

Un an après son lancement, le plan cancer 2014-2019 fait l'objet d'un premier rapport d'étape détaillant son état d'avancement. Ce document a été remis le 13 février au président de la République par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. L'année 2014 a permis de faire bénéficier les usagers des "dispositions concrètes" comme le plan national de réduction du tabagisme, "la prise en charge améliorée des actes de reconstruction mammaires ou l'assouplissement de l'accès aux indemnités journalières", indique ce rapport.

Sur les 185 mesures prévues, 29 n'ont toujours pas démarré mais "la grande majorité des actions programmées respecte le planning prévu", soit 104 au total, précise-t-il. C'est notamment le cas d'une mesure emblématique du plan cancer : la généralisation du dépistage du cancer du col de l'utérus. "Des recommandations sur la conduite à tenir en cas de frottis cervico-utérin anormal sont en cours d'élaboration et seront publiées au cours de l'année 2015", ajoute le rapport. Elles préciseront la stratégie du diagnostic et de surveillance, ou encore la prise en charge thérapeutique à privilégier.

Accroître la participation

Objectif escompté fin 2018 : un taux de participation des femmes au dépistage par frottis de 80%, contre 60% au moment du lancement du plan. Ce résultat permettrait, en dix ans, de réduire de 30% la mortalité du cancer du col utérin qui entraîne 1.100 décès par an. Les résultats d'une étude pharmaco-épidémiologique sur les effets secondaires de la vaccination contre les papillomavirus sont également attendus cette année.

Toujours en matière de prévention, la volonté d'accroître l'efficacité des dépistages organisés du cancer du sein et du cancer colorectal suit son cours auprès des 50-74 ans, dans le respect du calendrier. Le but est d'atteindre, fin 2018, 75% de participation pour le sein et 65% pour le côlon, au lieu de 51,6% et 31% auparavant.

Si la lutte contre les inégalités d'accès aux soins est au centre du plan cancer, les travaux sur les inégalités de recours aux programmes de dépistage affichent cependant un "retard mineur". Par ailleurs, le plan déplore un "retard majeur" sur l'amélioration de l'identification des cancers d'origine professionnelle pour permettre leur reconnaissance. Quant au chantier visant à soutenir la surveillance épidémiologique et la recherche pour développer les connaissances sur les cancers professionnels, il n'a pas commencé.

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)