Médicaments : comment éviter les vignettes orange

Les médicaments portant une vignette orange sur leur boîte ne sont plus remboursés qu’à 15% par la Sécurité sociale, jusqu’à leur déremboursement total au 1er janvier 2008. Ce sont des produits jugés insuffisamment performants par les experts scientifiques. Dès maintenant, il est possible de les remplacer.

Sursis jusqu'au 1er janvier 2008 ! Remboursés aujourd'hui encore à 15%, les médicaments à vignette orange seront totalement déremboursés. Les experts de la Haute Autorité de santé (HAS) les ont jugés insuffisamment performants pour justifier leur prise en charge par la collectivité

Votre mutuelle a décidé de ne pas en assumer la couverture complémentaire pendant cette période de transition. Elle suit ainsi les recommandations des experts de la HAS, qui ont estimé qu'il existait des moyens de se traiter plus performants. Objectif : privilégier le financement des actions de prévention ou des traitements dont l'utilité est reconnue par le monde scientifique.

Pour autant, les patients ne vont pas se retrouver sans solution face à leurs symptômes : les scientifiques de la HAS préconisent d'autres produits ou des changements de comportement et d'habitudes alimentaires qui remplacent avantageusement les médicaments à vignette orange.

Il est possible de trouver des exemples dans les traitements les plus courants. Ainsi, le Thiovalone® (privalate de tixocortol, digluconate de chlorhexidine), remboursé désormais à 15%, n'est pas la meilleure réponse thérapeutique pour soulager les douleurs en cas d'angine ou après une ablation des amygdales. Le paracétamol, associé ou non à la codéine, l'aspirine ou d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) apportent une amélioration supérieure au malade.

Diarrhée aiguë : ne pas se déshydrater

Autre illustration avec la diarrhée aiguë : elle se guérit spontanément et ne nécessite pas la prise d'un antibactérien intestinal, comme l'Ercéfuryl® (nifuroxazide). Le seul risque est la déshydratation pour les personnes fragiles. Sinon, il suffit d'éviter certains aliments, comme les crudités ou les plats épicés, et de manger plutôt du riz ou des carottes. En cas d'inconfort important, on peut recourir à un ralentisseur de transit à base de lopéramide (Imodium®, lopéramide en générique ou Imossel®, médicament en vente libre non remboursé).

Avec ou sans traitement, la bronchite aiguë, d'origine virale, dure une dizaine de jours. Si elle donne de la fièvre, le médecin prescrit du paracétamol. La bronchite ne devient chronique que lorsque le patient est exposé à un agent toxique, comme le tabac. Arrêter de fumer est donc une meilleure réponse que prendre un expectorant bronchique, comme le Surbronc® (ambroxol) ou le Pneumorel® (fenspiride), produits à vignette orange.
Alors, pourquoi attendre le 1er janvier 2008 ? Vous pouvez dès maintenant mettre au point, avec votre médecin traitant, des stratégies pour vous passer de ces médicaments. N'hésitez pas à lui parler des alternatives proposées par la Haute Autorité de santé.