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Le plan de lutte contre le cancer cible les addictions

Lutte contre les dépendances, lancement du dépistage du cancer colorectal et de l’utérus, évaluation du dépistage du cancer de la prostate : Jacques Chirac annonce des mesures pour donner "un nouvel élan" au plan national de lutte contre le cancer, trois ans après son lancement.

Tabac, alcool, cannabis, le plan national de lutte contre le cancer va désormais cibler ces addictions. C’est la principale annonce exprimée par Jacques Chirac le 27 avril 2006, à l’occasion de la présentation de la deuxième étape du plan cancer. Pour le président, "ces addictions sont des causes majeures de cancer. Elles doivent être traitées comme des maladies."

Pour y parvenir, les centres hospitaliers universitaires seront dotés d’un service d’addictologie "dans les prochains mois". Les médecins devraient également bénéficier de formations spécifiques. Après avoir repoussé l’interdiction de fumer dans les lieux publics, Jacques Chirac a annoncé que le gouvernement reviendra sur ce sujet d’ici à la fin 2006 .

Dépistage du cancer de la prostate

Le président de la République a également présenté de nouvelles mesures à venir en matière de dépistage. Après la généralisation du dépistage du cancer du sein, le chef de l’Etat veut en faire de même pour le cancer colorectal et celui de l’utérus. Le dépistage du cancer de la prostate, particulièrement meurtrier chez l’homme, devrait être évalué dans des régions pilotes en 2007.

Initié en 2003, le plan cancer a notamment permis de multiplier par deux le nombre de mammographies pour les femmes de 50 à 74 ans. Toutefois, force est de constater que trop de femmes ne s’y prêtent toujours pas. En conséquence, le président a demandé à l’Institut national du cancer et à l’assurance maladie "de s’engager pour que le dépistage du cancer du sein devienne plus qu’un droit : une réalité pour toutes les femmes."

Dernier point : la généralisation des consultations destinées à l’annonce du diagnostic sont à l’ordre du jour. Cette mesure demande de former les médecins aux aspects psychologiques indispensables liés à l’annonce de la maladie. Si cette mesure était jusqu’à maintenant réservée aux grands hôpitaux parisiens, elle devrait désormais être déployée au niveau national. Enfin !