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La Fnath milite pour une meilleure indemnisation des victimes du travail

Arnaud De Broca, secrétaire général de la Fnath.

L'Association des accidentés de la vie (Fnath) a interpellé les candidats aux élections présidentielles et législatives. Résultat : elle a obtenu quelques engagements, sur l'indemnisation des accidents du travail notamment. Trois questions à Arnaud De Broca, secrétaire général de la Fnath.

Vous avez fait de l'indemnisation des accidents du travail votre sujet prioritaire pour 2012. Pourquoi ce choix ?

Arnaud de Broca - La loi sur l'indemnisation des victimes du travail date de 1898. Si cette loi représentait une avancée sociale majeure en son temps, elle est aujourd'hui insuffisante et obsolète. Les victimes du travail sont actuellement moins bien indemnisées que celles de la route par exemple. Les préjudices liés à la douleur, aux atteintes esthétiques ou morales ne sont pas pris en compte. Cette loi ne prévoit pas non plus d'indemniser les éventuels aménagements du domicile en cas de handicap. Les préjudices d'agrément sont également exclus.

Qu'est-ce qu'un préjudice d'agrément ?

Admettons qu'une personne ait une passion, comme de jouer d'un instrument de musique, ou pratique par exemple une activité sportive dans un club. Le fait de ne plus pouvoir effectuer cette activité suite à un accident représente un préjudice d'agrément. Ce préjudice, qui peut avoir d'énormes conséquences sur le moral de la victime, n'est pas pris en compte en cas d'accident du travail. Mais il l'est dans le cadre d'un accident de la route. Cette différence est injuste.

Qu'avez-vous obtenu des candidats aux élections de 2012 ?

La plupart des candidats nous ont répondu. Outre l'indemnisation des victimes du travail, nous les avons également interpellé sur l'accès aux soins ou encore l'accessibilité des personnes handicapées. Malheureusement, les réponses restent assez floues sur ces sujets. Les engagements les plus forts viennent des plus petits candidats, qui ont peu de chance d'être élus. François Hollande et Eva Joly sont favorables à une révision de la loi sur l'indemnisation des victimes du travail. Nicolas Sarkozy, quant à lui, s'est dit prêt à améliorer l'indemnisation. Nous pourrons nous appuyer sur ces déclarations de campagne pour faire levier lors du prochain quinquennat.

Propos recueillis par Philippe Rémond

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)