Grippe : une maladie grave que l’on peut éviter

Très contagieuse, la grippe touche chaque année entre 2 et 7 millions de personnes en France. Bien plus pénible qu’un simple rhume, ce virus peut entraîner des complications sévères chez les personnes âgées ou fragilisées. Pour elles, un même geste s’impose tous les ans à l’approche de l’hiver : la vaccination. Cette année, le vaccin est disponible depuis le 28 septembre.

Mal de gorge, rhume, fatigue : chaque hiver amène inévitablement avec lui son lot de petits désagréments. Il faut néanmoins distinguer ces "symptômes grippaux", le plus souvent bénins et passagers, de la vraie grippe, beaucoup plus nocive. "Celle-ci peut prendre tous les masques cliniques, aussi est-il parfois difficile de la diagnostiquer, reconnaît le Dr Jean-Marie Cohen, coordinateur du réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe (Grog). Mais en général, elle s'accompagne de fièvre et survient brutalement. C'est une véritable tornade immunitaire, qui vous met sur les genoux une bonne semaine, voire plus."

Chez les personnes âgées ou fragilisées par certaines pathologies chroniques (diabète, problèmes respiratoires, maladies du cœur), cette infection respiratoire très contagieuse, qui se transmet essentiellement par les sécrétions émises en toussant ou en éternuant, peut entraîner des complications particulièrement sévères. Quelques centaines de décès lui sont attribués chaque année en France, dont 90 % concernent les plus de 65 ans.

Le vaccin, un geste sûr

Contre la grippe, la vaccination reste la protection la plus efficace. Accessible à tous à partir de l'âge de 6 mois, elle est surtout recommandée aux personnes fragiles. "Les individus en bonne santé qui désirent se prémunir contre la maladie, pour des raisons professionnelles par exemple, peuvent aussi se faire vacciner, précise le Dr Cohen. Mais il faut savoir que le vaccin n'empêche pas d'être infecté par le virus. Il limite simplement, de façon très significative, la gravité des complications."

En général bien tolérée, la vaccination n'est contre-indiquée que dans de rares cas, comme l'allergie à l'œuf. Si l'on ajoute qu'elle est gratuite pour tous les sujets à risque, il n'y a donc pas à hésiter. Rappelez-vous cependant que pour être efficace, elle devra intervenir avant le début de la saison grippale – idéalement dès le mois d'octobre – et être renouvelée chaque hiver. Le virus de la grippe se modifie en effet tous les ans, et la composition du vaccin avec lui. Cette année, le vaccin est disponible en officine depuis le 28 septembre.

Si toutefois vous avez manqué le coche vaccinal, pas de panique ! Votre médecin pourra vous prescrire des antiviraux, pour réduire la durée des symptômes et limiter l'apparition de complications. Mais attention ! Ces médicaments ne seront vraiment efficaces que s'ils sont administrés dans les 48 heures suivant l'apparition des premiers symptômes, ou de façon préventive, après un contact avec une personne infectée.

Dans tous les autres cas, le traitement de la grippe se limitera à garder le lit et à boire beaucoup, en prenant éventuellement des médicaments symptomatiques, notamment pour faire baisser la fièvre. Inefficaces contre les virus, les antibiotiques, quant à eux, ne seront utilisés qu'à l'apparition d'éventuelles complications.

Stéphanie Lampert

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)