Chirurgie ambulatoire : un circuit « Fast track » où rapidité rime avec qualité

L'Hôpital privé des Côtes d'Armor, situé près de Saint-Brieuc, utilise un circuit "Fast track" (voie rapide) pour optimiser la prise en charge du patient en chirurgie ambulatoire. Dans cet établissement mutualiste du groupe Hospi Grand Ouest, la durée du séjour varie de 2 h 30 à 5 heures dans le respect de la qualité des soins.

"Fast track" : ce terme anglais signifie voie rapide. C'est aussi le nom choisi par l'Hôpital privé des Côtes d'Armor pour son circuit innovant de prise en charge du patient en chirurgie ambulatoire. Ouvert depuis janvier 2016, cet établissement mutualiste ultra-moderne est basé à Plérin, près de Saint-Brieuc. Il appartient au groupe Hospi Grand Ouest (HGO).

Le "Fast track" permet de réduire tous les temps d'attente, notamment pour accéder au bloc opératoire, grâce à une organisation optimale du parcours du patient. Ce dispositif fait rimer qualité et rapidité.

"En moyenne, selon l'intervention réalisée, le patient restera moins de cinq heures à l'hôpital. Bénéficier de soins de qualité dans ce laps de temps très limité constitue la seule différence par rapport à l'hospitalisation ambulatoire classique", explique Annie Blivet, directrice des soins de l'Hôpital privé des Côtes d'Armor. En ambulatoire, le patient passe au maximum une journée à l'hôpital, rappelle-t-on.

"Seules les interventions courtes sont éligibles"

"Bien entendu, seules les interventions courtes sont éligibles, comme par exemple l'opération de la cataracte ou du canal carpien", poursuit Annie Blivet. Certains examens d'exploration nécessitant une anesthésie générale peuvent également être effectués dans ce cadre : coloscopie, endoscopie, fibroscopie, etc.

Le suivi du patient démarre par un appel téléphonique la veille de son arrivée. Ce coup de fil permet d'effectuer un dernier point sur les rapports d'examens à apporter ou sur le déroulement de la prise en charge. Une fois à l'hôpital, le patient se rend directement aux admissions dédiées à l'unité de chirurgie ambulatoire. Immédiatement après, il bénéficie d'un entretien avec un infirmier qui vérifie son dossier médical et lui pose un bracelet d'identification.

Etapes suivantes : direction le vestiaire avant de rentrer au bloc opératoire. Après l'intervention, le malade passe par une salle de réveil sauf pour les opérations de la cataracte. Puis vient l'heure de la collation, suivie du départ à condition d'être accompagné d'un proche.

"Le lendemain de la sortie, un autre appel téléphonique consiste à évaluer les 24 heures passées. Cette étape est très rassurante pour le patient. On vérifie le degré de douleur qui a été ressentie, si le malade a bien pris les médicaments prescrits ou s'il a besoin de contacter un professionnel de santé", ajoute Annie Blivet.

Passerelle I santé : un accompagnement médico-social

Autre service novateur proposé dans cet établissement : la Passerelle I santé. Celle-ci permet aux patients de bénéficier d'une prise en charge globale. "En lien avec les associations d'usagers, une équipe pluridisciplinaire assure un accompagnement paramédical, psychologique et social", indique Annie Blivet.

Par exemple, en cas de cancer, le patient bénéficie de la consultation d'annonce prévue par le Plan cancer et d'une autre consultation avec une infirmière. Au cours de ce second entretien, tous les éléments du protocole de soins sont réexpliqués.

Par la suite, d'autres professionnels de la Passerelle I santé peuvent intervenir selon les différents besoins exprimés par le malade tout au long de son parcours : assistante sociale, psychologue, stomatothérapeute, diététicienne, infirmière plaie et cicatrisation, infirmière douleur ou encore infirmière zen. Cette dernière propose des séances d'hypnose et détend les patients à l'aide d'un chariot Snoezelen (cliquer ici pour lire aussi). Enfin, un patient peut demander l'intervention extérieure d'une sophrologue et d'une socio-esthéticienne, seuls services à sa charge.

Haute performance technologique

L'ensemble de cette prise en charge favorisant le bien-être du patient s'inscrit dans l'esprit de cet hôpital flambant neuf disposant d'équipements de haute performance technologique pour ses activités de médecine, chirurgie et obstétrique (lire notre encadré).

L'hôpital répond aussi aux nouvelles normes de construction écoresponsables. Le tri des déchets fait partie des habitudes. De leur chambre, les patients peuvent avoir une vue sur des toits végétalisés.

Mais surtout, l'optimisation de la consommation d'énergie a été pensée dès la construction de ce bâtiment spacieux et ultra-connecté (voir notre vidéo). Un logiciel permet de contrôler à distance le chauffage, l'éclairage, l'eau ou encore la ventilation. Cette gestion technique centralisée permet de réduire l'empreinte carbone de l'établissement.

L'Hôpital privé des Côtes d'Armor en chiffres

Ouvert en janvier 2016 suite au regroupement de quatre établissements, l'Hôpital privé des Côtes d'Armor fait partie du groupe mutualiste Hospi Grand Ouest (HGO). D'une surface de 27.600 m2 sur trois niveaux, cet hôpital compte 300 lits et places ainsi que 130 praticiens. Il offre une gamme de soins complète en médecine, chirurgie et obstétrique :

  • Premier établissement chirurgical des Côtes d'Armor, il dispose de 15 salles de bloc opératoire et totalise 25.000 séjours chirurgicaux par an, 8.000 soins externes, 12.000 passages en soins urgents.
  • 900 naissances par an dans la seule maternité privée de niveau 2 (pouvant prendre en charge les nouveau-nés à partir de 32 semaines d'aménorrhée et de plus de 1.500 grammes).
  • Centre de référence en cancérologie, avec 9.000 séances de chimiothérapie et 1.100 séjours de médecine oncologique.
Paula Ferreira

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