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Cancer de la peau : 10.000 nouveaux cas de mélanomes par an

La Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau se tient le jeudi 24 mai partout en France. Objectif : inciter la population à consulter et mieux se protéger des ultraviolets (UV). Le mélanome, tumeur la plus grave, touche chaque année 10.000 nouvelles personnes.

Attention au soleil et aux ultraviolets (UV) en cabine de bronzage ! L’exposition aux UV est, en effet, le principal facteur de risque d’apparition de cancers de la peau. A l’occasion de la 14e édition de la Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau, organisée le jeudi 24 mai, l’heure est plus que jamais à la sensibilisation du grand public.

"Ceux qui le souhaitent pourront bénéficier d’un dépistage anonyme et gratuit, une action qui s’inscrit dans les objectifs du plan cancer 2009-2013", a indiqué le 23 mai la ministre de la Santé, Marisol Touraine, lors d’une conférence de presse. Cet été, quatre spots radio seront également diffusés sur ce thème. Le mélanome est l’un des cancers les plus graves en raison de son évolution par métastases. "Tout doit être fait pour parvenir à une détection rapide : le taux de survie relative à 5 ans est de 98% en cas de diagnostic précoce", explique la ministre.

"Le nombre des cancers de la peau double presque tous les dix ans"
Depuis sa création, en 1998, la Journée nationale a ainsi permis de dépister "254.000 personnes", rappelle le Dr Luc Sulimovic, président du Syndicat national des dermatologues vénéréologues (SNDV). "Plus de 420 mélanomes ont été diagnostiqués ainsi qu’environ 1.885 cas de carcinomes basocellulaires et 184 carcinomes épidermoïdes."

Des chiffres qui risquent encore d’augmenter dans les années à venir. "Le nombre des cancers de la peau double presque tous les dix ans", déplore la Dre Françoise Weber, directrice générale de l’Institut de veille sanitaire (InVS). "Le mélanome cutané est l’un des cinq cancers qui a le plus augmenté entre 1980 et 2005, que ce soit en termes d’incidence ou de mortalité", précise Françoise Weber. En France, on compte aujourd’hui près de 10.000 nouveaux cas par an.

Cette tumeur maligne représente ainsi la 6e cause de cancer chez la femme et la 8e chez l’homme, avec respectivement 5.100 et 4.680 cas. Environ 1.600 décès sont à déplorer.

Bronzage en cabine mieux encadré
Au moment du diagnostic, l’âge médian est de 58 ans dans la population féminine et de 60 ans pour les hommes. Si près de 70% des nouveaux cas sont détectés après 49 ans, un tiers (30%) concernent les 15-49 ans ! "Le risque de cancer avant 60 ans augmente avec les générations", s’inquiète Françoise Weber.

Il est donc urgent d’inverser cette tendance ! Pour la présidente de l’Institut national du cancer (Inca), Agnès Buzyn, il faut agir sur les comportements et lutter contre les idées reçues, en particulier sur les UV artificiels à des fins esthétiques : "Non, le bronzage en cabine ne prépare pas la peau au soleil ! Oui, les UV artificiels sont aussi nocifs pour la peau que les UV naturels ! Non, la production de vitamine D par les UV n’a pas d’effet protecteur contre les autres cancers !"

De son côté, la ministre de la Santé entend renforcer la réglementation des cabines de bronzage. Un projet de décret devrait "durcir très considérablement les règles", promet Marisol Touraine. A défaut d’interdire totalement le bronzage artificiel, ce texte devrait mieux protéger les utilisateurs en encadrant de manière plus stricte les appareils et en instaurant des contrôles plus réguliers. Autres améliorations : la formation des personnels et une obligation d’affichage préventif dans ces lieux.

Paula Ferreira