Les douleurs arthrosiques

Le remboursement de certains traitements contre les douleurs arthrosiques passe de 35% à 15%. Pendant la crise, l'articulation touchée par l'arthrose doit être mise au repos. Des médicaments peuvent également vous soulager.

L’arthrose correspond à l’usure d’une articulation par destruction progressive du cartilage. C’est une maladie fréquente qui peut toucher toutes les articulations : le genou (gonarthrose), les doigts, la hanche (coxarthrose), la colonne vertébrale, le pied ou bien encore le pouce. En général, les premiers symptômes apparaissent à partir de 40 ans. L'état du patient arthrosique est toujours bon, il n’y a pas de fièvre ni d’amaigrissement.

La douleur arthrosique présente certaines caractéristiques :
- elle est déclenchée ou s’aggrave par un mouvement,
- elle cesse ou diminue lorsque que la zone touchée est au repos,
- elle est maximale le soir et peut même être à l’origine de difficultés à l’endormissement,
- elle a tendance à réapparaître à l’occasion d’efforts particuliers en fonction de l’articulation touchée : marcher, lever son bras, emprunter des escaliers…

La mobilité de l’articulation arthrosique devient limitée. En général, elle ne présente pas de signes de rougeur ou de chaleur mais peut présenter un œdème comme un gonflement au niveau des genoux en particulier.

Les autres solutions
Le taux de remboursement de certains traitements anti-arthrosiques est dorénavant fixé à 15%. Mais d'autres solutions thérapeutiques sont préconisées par la Haute Autorité de santé (HAS) pour s'en passer.

L'hygiène de vie. En dehors de l’épisode douloureux, un exercice physique modéré est conseillé : gymnastique, bicyclette. En revanche, l'articulation doit être mise au repos pendant la crise d'arthrose. Enfin, une perte de poids significative permet de réduire la pression exercée sur les articulations.

Les autres traitements. Les douleurs arthrosiques peuvent être soulagées par des médicaments antidouleurs, notamment par le paracétamol en première intention. En cas d’échec, certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) oraux peuvent être utilisés en cure courte, à dose minimale efficace (diclofénac, ibuprofène, naproxène notamment).

A noter, certains médicaments antalgiques sont en vente libre en pharmacie mais restent remboursables (65% ou 35% en fonction des présentations) s'ils sont prescrits. D’autres AINS nécessitent au contraire une prescription médicale.

Votre médecin peut également vous prescrire des infiltrations d'anti-inflammatoires stéroïdiens (corticoïdes) ou d'acide hyaluronique.

La prise en charge de l'arthrose peut également faire appel :
- à la kinésithérapie,
- au port d'un appareillage qui soutient le membre douloureux (orthèse), l’utilisation de cannes,
- à la chirurgie : arthroplastie (pose d’une prothèse de hanche ou de genou).

Liste des médicaments dont le taux de remboursement est passé à 15%

Anti-arthrosiques

SULFATE DE CHONDROITINE (DCI)
CHONDROSULF 400 MG, 1 boîte de 84, gélules, (laboratoires GENEVRIER)
CHONDROSULF 400 MG, 1 boîte de 84, granules pour solution buvable en sachets, (laboratoires GENEVRIER)
STRUCTUM 500 MG, 1 boîte de 60 gélules, (laboratoires PIERRE FABRE MEDICAMENT)

DIACEREINE (DCI)
ART 50 MG, 1 boîte de 30, gélules, (laboratoires NEGMA)
DIACEREINE BIOGARAN 50 MG, 1 boîte de 30, gélules, (laboratoires BIOGARAN)
ZONDAR 50 MG, 1 boîte de 30, gélules, (laboratoires PHARMA2000)

INSAPONIFIABLES D'AVOCAT ET DE SOJA (DCI)
PIASCLEDINE 300, 1 boîte de 15, gélules, (laboratoires EXPANSCIENCE)

GLUCOSAMINE (DCI)
DOLENIO 1178 MG, 1 boîte de 30, comprimés pelliculés (laboratoire BIO CODEX)
FLEXEA 625 MG, 1 boîte de 60, comprimés (laboratoire EXPANSCIENCE)