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Cancer du col de l’utérus : le frottis de dépistage, c’est tous les trois ans

L'Institut national du cancer (Inca) lance une campagne pour inciter les femmes de 25 à 65 ans à faire un frottis de dépistage contre le cancer du col de l'utérus. Cet examen simple et indolore doit être réalisé tous les trois ans.

"Le frottis, un geste simple qui peut sauver des vies." C'est un des slogans de la nouvelle campagne de dépistage du cancer du col de l'utérus lancée en juin par l'Institut national du cancer (Inca). "Le frottis de dépistage est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans", rappelle l'Inca. Cet examen permet de repérer les anomalies du col de l'utérus à un stade où il est plus facile de les soigner.

Le frottis consiste à prélever des cellules à la surface du col de l'utérus, à l'aide d'une spatule ou d'une petite brosse. C'est "un geste simple et non douloureux", souligne l'Inca. Il peut être réalisé par le gynécologue, le médecin traitant ou une sage-femme. Les deux premiers frottis doivent être effectués à un an d'intervalle. S'ils sont normaux, un prélèvement doit ensuite être fait tous les trois ans. "La régularité est essentielle pour prévenir le cancer du col de l'utérus", précise l'Institut.

Aucun symptôme
La plupart du temps, les anomalies du col de l'utérus ne donnent lieu à aucun symptôme. Mais quand ils apparaissent, "le cancer est déjà souvent à un stade avancé, et donc plus difficile à guérir", signale l'Inca. 90% des cancers du col de l'utérus pourraient être évités par un dépistage régulier. Pourtant, ce cancer reste responsable de près de 1.000 décès par an.

Le cancer du col de l'utérus est principalement causé par des virus très répandus : les papillomavirus (HPV). "La contamination se fait le plus souvent lors des premiers rapports sexuels, avec ou sans pénétration", précise l'Institut. La transmission du virus s'effectue par simple contact entre la peau et les muqueuses. Pour cette raison, le préservatif ne peut assurer une protection complète. "Dans la majorité des cas, l'infection est transitoire et s'élimine naturellement en un à deux ans après la contamination sexuelle", précise l'Inca. Mais dans 10% des cas, elle persiste et peut provoquer des lésions qui risquent d'évoluer à la longue en cancer.

Il existe désormais deux vaccins qui protègent contre certains papillomavirus : le Gardasil® et le Cervarix®. Dans son avis du 14 décembre 2007, le Haut Conseil de la santé publique recommande d'utiliser de préférence le Gardasil® . Ces vaccins sont réservés aux jeunes filles de 14 ans qui n'ont pas eu de rapports sexuels. Un rattrapage est possible chez les jeunes filles de 15 à 23 ans qui n'ont pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l'année suivant le début de la vie sexuelle.

Ghislaine Trabacchi