L’économie sociale et solidaire : « Un secteur robuste »

Interview vidéo de Martine Pinville, secrétaire d'Etat en charge de l'Economie sociale et solidaire, à l'occasion du lancement du mois de l'ESS.

Valoriser l'économie sociale et solidaire (ESS), c'est promouvoir un "autre modèle économique", un secteur porteur d'utilité sociale dans lequel les mutuelles ont un "rôle extrêmement important à jouer", indique la secrétaire d'Etat en charge de l'économie sociale et solidaire. Interview vidéo de Martine Pinville à l'occasion du lancement du mois de l'ESS.

L'économie sociale et so­lidaire (ESS) a le vent en poupe ! Avec 220.000 entreprises sur le territoire français et une progression de 24% des nouveaux emplois depuis 2000, contre seulement 4,5% dans le secteur privé classique, l'ESS est un secteur "robuste" sur lequel il faut s'appuyer, nous a indiqué la secrétaire d'Etat en charge de l'Economie sociale et solidaire, Martine Pinville, dans une interview vidéo réalisée à l'occasion du lancement de la 8e édition du mois de l'ESS.

Chaque année, le mois de no­vembre constitue une opportunité de promouvoir cet "autre modèle économique" que la secrétaire d'Etat entend également valoriser aux ni­veaux européen et international. Composé notamment de mutuelles, de coopératives, d'associations et de fondations, ce secteur d'activité regroupe des entreprises qui ont une "véritable utilité sociale" et emploient plus de 2,4 millions de salariés.

Les mutuelles, force de propositions

Acteur historique de l'ESS, le mouvement mutualiste compte, pour sa part, plus de 150 000 salariés et a créé 1,2% d'emplois supplémentaires depuis 2014. Les mutuelles ont plus que jamais un "rôle extrêmement important à jouer" au sein de ce secteur dynamique, considère la secrétaire d'Etat en charge de l'Economie sociale et solidaire. Martine Pinville les invite à s'investir dans la gouvernance du Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire (CSESS) qui a été installé le 12 octobre dernier, à être force de propositions, mais aussi à soutenir et à participer à des projets innovants.

Pour faciliter le développement de leurs nouveaux projets, les mutuelles peuvent utiliser les certificats mutualistes, des outils de financement créés par la loi ESS du 31 juillet 2014. Par ailleurs, ce texte a étendu la co­assurance aux contrats collectifs et permis aux établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux de créer des unions entre eux ou avec des mutuelles ayant une activité d'assurance, rappelle-t-on.

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)