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Infirmiers : création d’un nouveau statut

Un décret, soumis le 16 mai 2018 pour avis au Haut Conseil des professions paramédicales, crée le statut d'infirmier de pratique avancée (IPA). Ce dernier pourra notamment prescrire certains médicaments ou dispositifs médicaux.

A compter du mois de septembre 2018, certains infirmiers salariés ou libéraux auront de nouvelles responsabilités. Un décret, présenté ce 16 mai 2018 pour avis au Haut Conseil des professions paramédicales, crée en effet le statut d'infirmier de pratique avancée (IPA).

"Ce dernier pourra participer à la prise en charge globale du patient au sein d'une équipe de soins comprenant un médecin", détaillent Les Echos. Il pourra, par exemple, mener des examens cliniques et réaliser des actes techniques. Mais également prescrire "des examens, des dispositifs médicaux ou des médicaments dont la liste sera fixée par arrêté".

Près de 300 professionnels ont d'ores et déjà suivi des formations à cette fin. Un cursus universitaire spécifique sera bientôt développé : pour devenir IPA, il sera nécessaire d'obtenir un master, soit deux ans de plus que le parcours classique, après avoir exercé trois ans comme infirmier généraliste. Un millier d'IPA devraient être formés d'ici à 2021. Ils seront mieux rémunérés que les actuels 660.000 infirmiers.

Mais ce décret, qui prévoit la signature d'un protocole décrivant les règles de collaboration avec le médecin, n'est pas sans susciter un certain nombre de critiques de la profession. On lui reproche, au mieux, d'être inutile, au pire d'entretenir la confusion entre pratique avancée et coopération. Depuis 2009, en effet, des "protocoles de coopération" permettent déjà aux médecins de déléguer certaines missions aux infirmiers. Sauf que ces derniers ne sont pas mieux payés et n'ont pas besoin de diplômes particuliers.

"S'il faut signer un contrat avec le médecin à chaque fois, on n'a pas besoin d'une infirmière IPA", dénonce Catherine Kirnidis, présidente du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil).

Les médecins, de leur côté, semblent se méfier d'une trop grande autonomie laissée aux infirmiers. D'où leur volonté de bien délimiter le champ de leur intervention. C'est en tout cas ce que souligne le syndicat de généralistes MG France, pour qui le modèle à suivre est plutôt celui des "protocoles de coopération", expliquent Les Echos. A l'image des infirmières "Asalee", "qui s'occupent d'éducation thérapeutique auprès des enfants ou de suivi des patients chroniques dans le cadre d'équipes de soins".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)