Stopper les déserts médicaux en coopérant dans les territoires
Pour un meilleur accès aux soins en France : il faut plus de coopération entre tous les acteurs concernés par la santé et agir au plus près des besoins des territoires. Carole Hazé, présidente de la fédération des Mutuelles de France, et Christophe Bouillon, président de l’Association des petites villes de France, ont fait ces recommandations lors de la Rentrée sociale de la Mutualité Française, le 23 septembre 2026.
Accéder aux soins devient de plus en plus compliqué. Le phénomène des déserts médicaux touche 87% du territoire, indique le Carnet de santé de la France publié le 23 septembre 2026 par la Mutualité Française à l’occasion de la Rentrée sociale.
Déserts médicaux : constat et pistes d’actions
Trois Français sur quatre déclarent avoir renoncé à des soins de santé au cours des douze derniers mois. Principales causes avancées lors de l’enquête Odoxa menée auprès de 3 000 personnes : difficulté à trouver un soignant qui accepte de nouveaux patients, délai d’obtention d’un rendez-vous, raisons financières ou éloignement du professionnel de santé. Au fil des ans, pouvoir consulter un médecin est donc devenu une préoccupation majeure pour nos concitoyens. Lors du débat de la Rentrée sociale intitulé “Comment réformer pour garantir une performance économique, sociale et territoriale”, Carole Hazé, présidente de la Fédération des mutuelles de France, et Christophe Bouillon, maire de Barentin et président de l’Association des petites villes de France, ont présenté des pistes d’actions.
Que le PLFSS pour 2027 ne soit pas une année blanche !
Intervenant également dans ce débat, Sandrine Runel, députée du Rhône et membre du Haut Conseil du financement de la protection sociale, s’est notamment exprimée sur les problématiques financières, en particulier dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Membre de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, elle espère que le PLFSS 2027 ne sera pas « une année blanche ».
Elle exprime son opposition aux transferts de charges d’1,5 milliard d’euros de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé et s’inquiète de certaines annonces du Gouvernement, par exemple sur les indemnités journalières. Pour rappel, Sébastien Lecornu, Premier ministre, indiquait fin août qu’il voulait réformer les arrêts maladie. Il juge préoccupante, pour les comptes publics, la forte progression des arrêts maladie ces dernières années. L’allongement du délai de carence (3 jours actuellement pour obtenir des indemnités journalières versées par l’Assurance maladie) serait à l’étude.
Le replay du débat
Vous pouvez voir en intégralité le débat “Comment réformer pour garantir une performance économique, sociale et territoriale”.
La Mutualité Française défend un système de santé solidaire, protecteur et universel
Pour répondre aux besoins des Français, les mutuelles adhérentes de la Mutualité Française gèrent le premier réseau sanitaire et social à but non lucratif avec :
- 497 centres de santé (dentaires, infirmiers, médicaux et polyvalents)
- 84 établissements sanitaires sur l’ensemble du territoire
Ils dispensent des soins en tiers payant, sans dépassement d’honoraires et à coûts maîtrisés.
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