croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Soins dentaires : le reste à charge zéro se précise

L'assurance maladie a commencé à définir le périmètre du reste à charge zéro pour les soins dentaires, lors d'une réunion avec les syndicats de dentistes.

"Demain, un sourire éclatant pour tous ? La promesse présidentielle d'un reste à charge zéro pour les soins dentaires commence à se préciser", indiquent Les Echos.

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) en a dessiné les contours vendredi dernier, lors d'une réunion de négociation avec les syndicats de chirurgiens-dentistes sur l'évolution de leur rémunération. Comme le souligne le quotidien économique, la prise en charge intégrale des soins dentaires demeurera limitée à un panier de soins essentiels, représentant 35 % de la dépense actuelle.

"Jusqu'à présent, seuls les soins conservateurs et chirurgicaux de base étaient réglementés et donc bien remboursés, à condition d'avoir une assurance complémentaire santé. Avant la fin du quinquennat, d'autres actes nettement plus onéreux, deviendront gratuits", commentent Les Echos.

L'assurance maladie propose, par exemple, que la couronne métallique, remboursée aujourd'hui 107 euros, soit inclue dans le reste à charge (Rac) zéro. La couronne céramo-métallique y figurerait également, mais uniquement pour les dents de devant. En revanche, la couronne tout en céramique ne serait pas intégrée dans ce panier de soins.

Pour parvenir à mettre en place ce reste à charge zéro, la Cnam doit réglementer ces tarifs, c'est-à-dire instaurer des plafonds de facturation, souligne le quotidien économique. Le nouveau plan prévoit, par exemple, un plafond de 290 euros pour la couronne métallique (hors Ile-de-France). "Il y a donc un risque que la guerre avec les dentistes redémarre", estiment Les Echos. D'autant plus que les professionnels ne vont pas seulement se voir imposer des plafonds pour le reste à charge zéro. Il est prévu de créer un deuxième panier reste à charge modéré  "en échange de revalorisations d'actes".

L'issue des négociations a été reportée à l'été. "Est-ce en prévision d'une négociation tendue ? Ou bien parce qu'on a du mal à évaluer l'impact financier du big bang des tarifs dentaires ?", s'interroge le quotidien économique. Sur ce sujet, Thierry Beaudet était l'invité hier soir de la chaîne LCI, sur le thème "Le reste à charge zéro, un idéal inatteignable ?". "Les différences de prix des lunettes et des prothèses auditives constatées entre les grandes villes et les départements ruraux montrent que le Rac zéro ne se limite pas à la question d'un meilleur remboursement des mutuelles, mais dépend aussi des prix pratiqués par les opticiens et les dentistes", a expliqué le président de la Mutualité Française. Pour lui, "il faut agir sur le tarif des lunettes et celui des prothèses auditives et dentaires".

Comme l'a indiqué Thierry Beaudet, "le Rac zéro ne pourra pas concerner tous les soins. En dentaire, en optique et en matière d'audioprothèse, il faudra s'accorder sur un panier de soins de qualité, qui sera systématiquement proposé aux Français et que les mutuelles devront systématiquement rembourser".

A lire aussi dans la presse

 

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)