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Reste à charge zéro : les opticiens quittent les négociations

Les concertations sur le reste à charge zéro achoppent sur l'optique. Les syndicats d'opticiens estiment que leurs propositions ne sont pas entendues.

Entamées il y a quatre mois, les négociations sur le reste à charge zéro peinent à avancer. Particulièrement en ce qui concerne l'optique. Mardi 10 avril 2018, rapportent Les Echos, les syndicats d'opticiens ont "claqué la porte du ministère de la Santé" après une réunion ayant "tourné au vinaigre".

Selon eux, le gouvernement envisagerait de faire des économies sur leur secteur sans tenir compte de leurs propositions. "Un plafonnement des prix à 70 euros pour les lunettes à verres unifocaux, 140 euros en multifocal et 170 euros pour les verres progressifs a été évoqué mardi", indique le quotidien économique.

A la différence de ce qui se prépare pour les prothèses dentaires et auditives, l'optique ne proposera pas de "reste à charge modéré", poursuit Solveig Godeluck. Pour le moment, "le panier de soins à reste à charge zéro représenterait autour de 20% des achats de lunettes en volume, à demande inchangée". Ce qui est peu à côté du panier zéro des audioprothèses (65% des volumes) et celui des soins dentaires (46%), puisque 80% des ventes de lunettes se feraient selon des tarifs libres.

Cependant, expliquent Les Echos, "plus l'offre zéro sera alléchante et l'offre libre mal remboursée, plus les clients se dirigeront vers le panier gratuit".

Or, le taux de prise en charge des lunettes par l'assurance maladie pourrait s'élever à 10% ou 15% dans le cadre de ce dispositif (contre 4% actuellement). Dans le même temps, celle-ci n'octroierait plus que quelques centimes sur les lunettes à tarif libre. Les plafonds de remboursement des complémentaires, quant à eux, chuteraient de 30% sur cette classe de produits, croient savoir Les Echos.

Toujours au sujet des complémentaires, ajoute par ailleurs le quotidien, le gouvernement exclut une hausse des cotisations dans le cadre de la mise en place du reste à charge zéro. Les assureurs, de leur côté, sont au contraire persuadés que leurs dépenses vont s'envoler.

Au stade actuel des négociations, la Fédération française de l'assurance (FFA) table "à grands traits sur 850 millions d'euros supplémentaires à débourser (600 millions en dentaire, 250 millions en audioprothèses), sans prendre en compte l'inévitable augmentation du recours aux soins".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)