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Publié le 12/04/2010, Dernière mise à jour le 12/04/2010

Priorité santé mutualiste ouvre le 12 avril un nouveau service sur la santé visuelle. En composant le 39 35, les adhérents des mutuelles disposent d’informations sur la prévention, les pathologies et leurs traitements. Egalement prévu : un accompagnement individualisé des personnes en perte d’autonomie.
Priorité santé mutualiste s'étoffe, avec l’ouverture le12 avril d’un service consacré à la santé visuelle. Il complète les offres existantes sur le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les addictions et le maintien de l’autonomie. Depuis un an, les adhérents des mutuelles peuvent en effet contacter le 39 35 pour être informés, orientés ou accompagnés dans ces quatre grands domaines de la santé.
On compte environ 2,9 millions de malvoyants en France. Selon l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), 57% des personnes de plus de 16 ans ont un trouble visuel : myopie, presbytie, astigmatisme. "Lors des appels à Priorité santé mutualiste, de nombreuses questions ont été posées sur la santé visuelle, ce qui témoigne de l’importance de ce thème pour nos adhérents", indique Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française.
Une large base documentaire
Objectif du nouveau service : aider les adhérents à conserver et entretenir leur capital visuel. Sept conseillers répondent aux questions des adhérents des mutuelles en s’appuyant sur une base documentaire qui comprend trente-trois fiches. Elles couvrent des sujets très divers : les troubles et pathologies de l’œil, les facteurs de risque, la prévention, les traitements, les progrès scientifiques, les professionnels du parcours de soins…
Les adhérents peuvent également obtenir des informations sur le dépistage des troubles visuels effectués dans le cadre de la protection maternelle et infantile (PMI), de la médecine scolaire ou des universités. "L’enrichissement des fiches d’information santé évoluera aussi en fonction des nouvelles questions des appelants", indique Leslie Roussel, chargée de projet santé visuelle à la Mutualité Française.
En cas de questions complexes, le médecin de Priorité santé mutualiste s'appuie sur un réseau d'experts et partenaires de la Mutualité Française. Il s'engage à apporter une réponse téléphonique à l'adhérent dans les 72 heures qui suivent son appel. Par ailleurs, les appelants peuvent être orientés vers diverses associations de patients.
Aménager son logement à un trouble de la vue
Autre service : l’accompagnement personnalisé. Destiné aux personnes en situation de handicap visuel et à leur entourage, il leur apporte un soutien et un suivi. Ce service est animé par une conseillère en économie sociale et familiale dans le cadre d’entretiens téléphoniques et s’intègre au programme d’accompagnement sur le maintien de l’autonomie.
Lors des entretiens, les adhérents peuvent être accompagnés dans leurs démarches auprès de centres locaux d’information et de coordination (Clic) ou des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Pour faciliter le maintien à domicile, deux entretiens téléphoniques peuvent être proposés sur l’aménagement du logement et les aides techniques. "S'en suivront des entretiens sur la vie professionnelle dans le courant de l’année", précise Leslie Roussel.
Enfin, le service d’écoute de Priorité santé mutualiste, créé en partenariat avec la Croix-rouge, couvre également la thématique de la santé visuelle. Ce dispositif soutient notamment les appelants après l’annonce du diagnostic d’une pathologie lourde entraînant une perte de vue.
Christophe de La Mure
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Des rencontres santé pour en parler Des journées de sensibilisation permettant de tester l’acuité de la vue seront proposées aux adhérents dans le cadre des Rencontres santé organisées par Priorité santé mutualiste. Ces tests seront réalisés par des opticiens ou orthoptistes. De nombreuses conférences sont également programmées sur quatre thématiques: la basse vision, l’acuité visuelle, la santé visuelle et l’environnement, l’enfance et la vision. En outre, des groupes de paroles seront mis en place pour les adhérents en situation de handicap visuel. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Internet de Priorité santé mutualiste. |
La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) concerne 1,5 million de personnes en France. Première cause de cécité après 50 ans, elle touche surtout les personnes âgées de plus de 75 ans. Cette pathologie dégénérative de la rétine affecte la vision centrale et se manifeste par une déformation de l’image. Des visites régulières chez un ophtalmologue à partir de 45 ans permettent de réaliser des examens de dépistage : fond d’œil, mesure de la tension oculaire. Dans certains cas, il est possible de stabiliser la maladie par des médicaments ou un traitement au laser.
A un stade avancé, le diabète peut provoquer l’apparition de la rétinopathie diabétique. C’est la première cause de cécité chez les personnes âgées de moins de 65 ans. Cette maladie chronique, qui touche autour d'un million de diabétiques, atteint la rétine. Elle se traduit par une perte progressive de la vision. Seule la prévention contre le diabète permet de l’éviter : il faut en particulier contrôler la glycémie et réaliser régulièrement un examen du fond de l’œil. La rétinopathie diabétique peut être traitée, selon son évolution, par une opération chirurgicale : laser ou vitrectomie.
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