Un nombre d’hospitalisations jamais atteint depuis 2017
20,2 millions : c’est le nombre d’hospitalisations réalisées en 2024 dans les établissements de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) en France métropolitaine.
C’est la première fois que ce chiffre dépasse le seuil des 20 millions d’hospitalisations.
Evolution du nombre de patients, de séjours et de journées d’hospitalisation3 en MCO, entre 2017 et 2024 (hors séances)

Cette hausse s’explique en grande partie par le rebond post-Covid : durant la crise sanitaire, l’activité des MCO avait chuté de 11,8 %, principalement en raison de la déprogrammation des soins non urgents. Entre 2023 et 2024, 707 000 hospitalisations supplémentaires ont été enregistrées en un an, portées notamment par une progression des séjours avec nuitées (+1,1 %), tandis que leur durée moyenne reste stable à 6,5 journées.
En 2024, 18,5 % de la population française a été hospitalisée en MCO, avec en moyenne 1,58 séjour par patient (contre 1,54 en 2022). Ces dernières années, la forte croissance des hospitalisations MCO traduit une hausse du recours à l’hospitalisation, qui s’explique aussi en partie par l’instruction de gradation des prises en charge ambulatoires de mars 2020. Cette organisation par niveaux de soins a probablement orienté certaines activités, autrefois réalisées en consultation externe, vers l’hospitalisation de jour.
Sur la période 2017–2024, la moitié de la hausse des hospitalisations est attribuable à la croissance de la population et à son vieillissement. Le reste tient à une intensification du recours aux soins hospitaliers, sous l’effet de facteurs épidémiologiques mais aussi d’une évolution des pratiques médicales.
Une offre complémentaire en matière de recours aux soins : les centres de santé mutualistes
Selon le Baromètre de satisfaction patients 2025 de la Mutualité Française, 84 % des patients se déclarent satisfaits des délais pour obtenir un rendez-vous et 88 % apprécient la réponse apportée en cas d’urgence. Avec 96 % de satisfaction globale, ces structures démontrent qu’il est possible de conjuguer accessibilité et qualité des soins. Leur modèle non lucratif et leur ancrage territorial en font aujourd’hui l’une des réponses aux difficultés d’accès aux soins de premier recours.
Sources :
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