Professionnels de santé : contribuer à améliorer les conditions de travail
Les professionnels de santé exercent souvent dans un cadre dégradé : manque de personnel, de moyens financiers, de reconnaissance de leur travail et de coordination entre eux. À Reims, le 28 mai 2026, l’atelier territorial des Etats généraux a passé en revue ces problématiques pour réfléchir comment améliorer leurs conditions de travail.
Les participants de l’atelier territorial des Etats généraux de la santé et de la protection sociale à Reims ont étudié plusieurs pistes pour rendre attractifs les métiers du soin et du lien. Ils préconisent notamment d’augmenter les salaires des infirmières ou d’inciter les médecins à se regrouper dans les zones rurales. Autre souhait : faire davantage appel aux infirmières en pratique avancée (IPA) afin de libérer du temps médical et de partager les compétences. Ils ont aussi insisté sur la nécessité d’améliorer l‘interopérabilité des logiciels utilisés par les professionnels de santé.
Les contraintes des professionnels
Les professionnels de santé et de l’accompagnement se sont déjà exprimés sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, lors de la consultation en ligne des Etats généraux de la santé et de la protection sociale. Une démarche initiée par la Mutualité Française et plus de 50 organisations de la société civile. Les citoyens et les professionnels ont fait part de leurs attentes sur le site placedelasante.fr du 17 novembre 2025 au 17 février 2026.
Médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels du médico-social avaient ainsi mis en avant cinq problématiques, en particulier le manque de moyens humains et financiers pour 29% d’entre eux. Par ailleurs, ils déplorent la lourdeur administrative et la bureaucratie (19%), le manque de reconnaissance du métier (12%), les difficultés d’accès aux soins (12%) et leur rémunération insuffisante (11%).
Les jeunes médecins exercent autrement
À ces contraintes, s’ajoute désormais une volonté d’exercer autrement. Le temps de travail des jeunes professionnels de santé a baissé, notamment parce que la nouvelle génération souhaite concilier davantage la vie professionnelle et la vie privée. Ainsi, les jeunes médecins travaillent 10 à 16 heures de moins par semaine et réalisent 600 actes de moins que leurs prédécesseurs, selon l’Académie nationale de médecine.
Découvrez nos articles similaires
La consultation des États généraux de la santé et de la protection sociale a mis en lumière une attente forte des...
10,8 % : part des médecins en exercice diplômés à l’étranger au 1er janvier 2025.
La Mutualité Française et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) publient le 20...