Médipôle Lyon-Villeurbanne : ouverture début 2019

Le Médipôle Lyon-Villeurbanne accueillera ses premiers patients début 2019. Ce pôle hospitalier de 708 lits et places est le fruit d'une coopération innovante entre Résamut, le réseau de santé mutualiste du Rhône, et le groupe Capio, un des leaders de l'hospitalisation privée. Il proposera toutes les spécialités médicales et chirurgicales.

Résamut, le réseau de santé mutualiste du Rhône, et le groupe Capio, un des leaders de l'hospitalisation privée en France, concrétisent une coopération innovante avec la construction d'un nouveau pôle hospitalier dans l'agglomération lyonnaise. Médipôle Lyon-Villeurbanne ouvrira ses portes début 2019.

Cet acteur de soins incontournable comportera 708 lits et places. L'établissement de 1.500 salariés mettra à disposition des patients toutes les spécialités médicales et chirurgicales sur un lieu unique. En fait, Médipôle regroupera les activités de plusieurs structures, auparavant réparties sur cinq sites distincts.

Développer l'ambulatoire

Pour l'activité mutualiste, ce regroupement inclut la clinique mutualise de Lyon, la clinique de l'Union, le service de soins de suite et de réadaptation (SSR) Centre Bayard, et le SSR Les Ormes. Chez Capio, sont concernées la clinique du Tonkin et la clinique du Grand Large.

Cette nouvelle organisation favorise "une offre de soins moderne, efficiente et accessible à tous", tant sur le plan financier que géographique, indique un communiqué (voir également notre vidéo).

Placé au cœur du projet, le patient bénéficie d'une prise en charge globale, grâce à une coordination des spécialistes et à une volonté de renforcer les liens entre la médecine de ville et l'hôpital. Autre défi : "Développer l'ambulatoire, conformément au programme régional de santé."

A titre d'exemple, Médipôle table sur 22.000 journées d'hospitalisation en ambulatoire chaque année, 28.500 séjours d'hospitalisation complète, 40.000 passages aux urgences, 40.000 séances de dialyse, 250.000 consultations et sur 2.500 naissances par an à la maternité.

"Renforcement des domaines d'excellence"

Résamut et Capio ont défini "une répartition claire des activités médicales entre chaque partenaire qui permet le renforcement de chacun d'entre eux sur ses domaines d'excellence", précise le communiqué. C'est un "facteur de qualité de service pour les patients et de bonne gestion".

Répartition à venir : Résamut délivre une offre de soins en médecine, gynécologie-obstétrique, pédiatrie, soins de suite et de réadaptation, urgences en unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD). De son côté, Capio assure des activités de chirurgie, cardiologie, néphrologie, dialyse, réanimation et soins intensifs. A noter que le dispositif SOS Mains est proposé à Médipôle dans le cadre des urgences.

Pour mieux gérer le flux des futurs patients, le bâtiment principal accueille l'activité de jour, le plateau technique et les unités d'hébergement tandis qu'un bâtiment est spécifiquement dédié aux consultations.

Autonomie juridique

Les deux parties prenantes préservent leur identité et leur autonomie juridique. L'offre de soins gérée par la Mutualité est facturée exclusivement aux tarifs de secteur 1, c'est-à-dire sans dépassements d'honoraires. L'offre de Capio comprend à la fois des médecins libéraux de secteur 1 et de secteur 2, mais avec des montants de dépassements qui auront été préalablement négociés. Les patients ont ainsi la garantie d'avoir un reste à charge maîtrisé.

Deux entités spécifiques ont été créées pour gérer la mise en commun de certains moyens. Un groupement d'intérêt économique (GIE) est chargé des activités techniques et logistiques, telles que l'hôtellerie, la maintenance ou encore la sécurité. Un groupement de coopération sanitaire (GCS) administre la pharmacie de Médipôle.

Respectueux des normes de haute qualité environnementale (HQE), le futur édifice constitue un chantier d'ampleur. Construit sur une parcelle de 5 hectares, il occupera une surface totale de 57.000 m2, sur sept niveaux.

D'un coût total de 151 millions d'euros hors taxes, ce projet ambitieux a bénéficié de différents financements : crédit-bail immobilier (108,5 millions d'euros), subvention de l'agence régionale de santé (30 millions), apport des mutuelles MGEN, Eovi-MCD, Adréa, Radiance et MBTP Sud-Est (10 millions) et de Capio (2,5 millions).

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)