bannière sur la pétition contre la taxe sur la santé

Grippe A : la vaccination commence le 12 novembre

Publié le 09/11/2009, Dernière mise à jour le 09/11/2009

Le dispositif de vaccination de la population contre le virus de la grippe A/H1N1 a été dévoilé ce lundi 9 novembre aux journalistes par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Les personnes prioritaires vont recevoir un courrier de convocation de l'assurance maladie dans les tout prochains jours. Elles pourront se rendre dans l'un des 1.060 centres de vaccination ouverts à partir du jeudi 12 novembre.

Le coup d'envoi de la campagne de vaccination de la population contre le virus de la grippe A/H1N1 a été donné ce lundi 9 novembre par le ministère de la Santé. A compter du 12 novembre, les 1.060 centres de vaccination seront en mesure d'accueillir les personnes prioritaires.

Les premières convocations ont d'ores et déjà été envoyées par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) aux personnes concernées. Une campagne de communication à destination du grand public est diffusée dans les médias (presse, télé et radio) du 9 novembre au 6 décembre. Objectif : convaincre la population du bien-fondé de cette vaccination.

"Malheureusement, déplore la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le nombre de consultations pour grippe ne cesse d'augmenter depuis le début du mois d'octobre : 360.000 la semaine dernière, 10 fois plus qu'il y a un mois." "Le temps de la prévention est à l'œuvre", indique-t-elle.

Vacciner l'entourage des bébés de moins de 6 mois
Premier groupe prioritaire : l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois. Sont concernés les parents et les proches mais également les professionnels de la petite enfance. "La vaccination de ces personnes est particulièrement importante pour qu'ils évitent de contaminer les tout-petits, qui ne pourront pas être vaccinés", explique la ministre.

Problème : les convocations sont envoyées aux parents, à condition que leur bébé soit inscrit sur leur carte Vitale. Mais la Caisse nationale d'assurance maladie n'a pas la possibilité de "trouver" les proches, au-delà des parents. Les personnes qui ne seraient pas convoquées ont la possibilité de se rendre à l'antenne d'assurance maladie la plus proche pour demander un bon de vaccination. Ce dispositif de "rattrapage" est également disponible pour les personnes qui n'auraient pas reçu leur convocation ou qui l'auraient perdue.

Malades chroniques et professionnels de santé
Deuxième groupe prioritaire : les enfants et les adultes fragiles. Sont concernés les malades chroniques, les personnes souffrant d'asthme sévère, de pathologies broncho-pulmonaires, de diabète ou de déficit immunitaire.

Le troisième groupe prioritaire concerne les professionnels de santé : médecins, pharmaciens, personnels des établissements médico-sociaux. Leur vaccination a été lancée le 20 octobre dernier. Au 9 novembre, 80.000 professionnels de santé ont reçu une dose de vaccin, soit 10% des effectifs convoqués.

Cette première vague de vaccination concerne plus de 6 millions de personnes.

Femmes enceintes et enfants de 6 à 23 mois
Les femmes enceintes et les bébés de 6 à 23 mois feront partie de la deuxième vague de vaccination. Raison de ce décalage : cette population doit recevoir un vaccin particulier, qui ne contient pas d'adjuvant. Les vaccins sans adjuvant sont recommandés chez les personnes dont le système immunitaire est modifié (femmes enceintes) ou immature (enfants de moins de 2 ans). Or ces vaccins n'ont pas encore reçu leur autorisation de mise sur le marché (AMM). "Ils seront évalués avant la fin de la semaine prochaine", annonce Jean Marimbert, directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Les enfants et les ados scolarisés à partir du 25 novembre
La vaccination sera ensuite proposée à partir du 25 novembre aux enfants et aux adolescents scolarisés, de la maternelle à la terminale. Les collégiens et les lycéens pourront se faire vacciner dans leur établissement, tandis que les plus petits devront se rendre dans un centre de vaccination accompagnés de leurs parents. "Aucun enfant ne sera vacciné sans l'accord explicite et écrit de ses parents", a rassuré Roselyne Bachelot.

Les adultes sans facteur de risque et les personnes âgées seront ensuite appelés à se faire vacciner en fonction de la disponibilité des vaccins, "avant la fin de l'année" précise-t-on.

"La vaccination n'est pas seulement un acte de protection individuelle, a rappelé Roselyne Bachelot. Elle contribue aussi à protéger son entourage, ses proches, ses patients, à protéger le plus grand nombre de cette loterie sinistre qui laisse derrière elle des victimes aux poumons irrémédiablement lésés."

Philippe Rémond

Le spot télé de la campagne de vaccination

La vaccination en pratique

Les bons de vaccination arrivent dans la boîte aux lettres des personnes concernées à partir du 9 novembre. Cette convocation précise l'adresse du centre de vaccination dans lequel il faut se rendre. La vaccination est gratuite et non obligatoire : chacun est libre de se faire vacciner ou non. Le vaccin comporte deux doses, qui doivent être administrées à trois semaines d'intervalle.
Les personnes convoquées peuvent se présenter quand elles le souhaitent, munies de leur bon de vaccination qui doit être montré à l'accueil. Elles devront ensuite remplir une fiche médicale individuelle, afin de préciser les éventuelles contre-indications. Ce document devra être remis au médecin, qui pourra le compléter avant de décider ou non de prescrire le vaccin. Une fois cette étape franchie, le patient pourra se faire vacciner.
Un certificat de vaccination lui sera remis avant son départ. Il précise la date de la première injection, ainsi que le vaccin utilisé. Ce certificat doit être conservé : il faudra le présenter pour recevoir la deuxième dose de vaccin, trois semaines plus tard.
"Afin de faciliter l'organisation de la campagne et d'éviter l'allongement des files d'attente quand la pression épidémique sera plus forte, je demande à chacun de se rendre dans son centre de vaccination rapidement après avoir reçu son bon", souhaite la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

Une traçabilité des effets secondaires

En fin de semaine dernière, 50.000 professionnels de santé avaient déjà été vaccinés. Lors de cette première vague, "36 cas d'effets indésirables bénins ou modérés ont été recensés, indique Jean Marimbert, directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Ces chiffres sont cohérents comparés à d'autres pays comme la Suède, où 1 million de personnes ont été vaccinées".
Les effets secondaires constatés sont similaires à ceux rencontrés pour le vaccin de la grippe saisonnière : douleurs, démangeaisons ou rougeurs au point d'injection, fièvre légère. Un dispositif de traçabilité des effets secondaires a été mis en œuvre par les autorités sanitaires : un bulletin d'information et de suivi sera rendu public chaque semaine sur le site Internet de l'Afssaps.

Trouver

Faites votre choix dans la liste des critères :

Faites votre choix dans la liste des critères :

Vous cherchez un emploi :

Contact  |  Glossaire  |  Accès à l’Extranet  |  Liens utiles  |  Notice Légale  |  Charte éditoriale et éthique

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.