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Accueil > L’actualité > Le système de santé > La Mutualité Française, un acteur incontournable des réformes du système de santé > Quand la prise en charge de la douleur devient un droit
Publié le 25/05/2007, Dernière mise à jour le 30/07/2009
En France, la lutte contre la douleur, notamment chez les enfants, a fait l'objet d'une reconnaissance tardive de la part des pouvoirs publics et du corps médical. Le mouvement mutualiste a rapidement pris conscience de cette lacune et s'est engagé auprès des patients au travers de ses services de santé. Les premières expérimentations datent de la fin des années 1980.
La clinique mutualiste La Sagesse, à Rennes, met en place une consultation pluridisciplinaire contre la douleur aiguë dès 1987. Ces consultations sont animées par deux médecins anesthésistes, un psychiatre et un pédiatre. En 1990, l'Institut mutualiste Montsouris (IMM), à Paris, ouvre une consultation d'évaluation et de traitement de la douleur. Ces initiatives permettent de lever certains tabous, en particulier sur la prescription de médicaments à base de morphine.
En 1995, la Mutualité Française et la Fondation de l'avenir mettent en oeuvre un plan d'assurance-qualité contre la douleur (Paq). Ce programme pilote vise à réduire la douleur post-opératoire. Son déploiement sur le terrain s'appuie sur le réseau des services de soins et d'accompagnement mutualistes (Ssam). Un protocole de prise en charge de la douleur se met en place, de l'accueil du patient jusqu'aux suites opératoires. Pour la première fois, les médecins intègrent le patient comme élément central du diagnostic.
A partir de 1998, les pouvoirs publics lancent successivement deux plans triennaux de lutte contre la douleur. Ils se traduisent par de nombreuses avancées : meilleure prise en charge des enfants, création de structures spécialisées, assouplissement des règles de prescription des antalgiques forts ou encore utilisation par les patients de pompes à morphine. En l'espace de vingt ans, la prise en charge de la douleur est devenue un droit des malades à part entière.
Dès le congrès de Bayonne de 1994, la Mutualité Française demande la création d'une instance indépendante chargée d'éclairer les pouvoirs publics dans le domaine de la santé. Dix ans après, une Haute Autorité de santé (HAS) est créée par la réforme de l'assurance maladie de 2004. Composée d'experts scientifiques, elle donne notamment son avis sur l'intérêt réel des médicaments et des actes médicaux.
Depuis le 1er juillet 2005, près de huit assurés sociaux sur dix ont choisi un médecin traitant. Il s'agit d'un généraliste dans la majorité des cas. Le médecin traitant garantit au patient une prise en charge globale de sa santé et l'oriente dans le système de soins. Si nécessaire, il le dirige vers un spécialiste.
Prévu théoriquement pour le 1er juillet 2007, le dossier médical personnel (DMP) va venir compléter le système du médecin traitant. Ce dossier informatique pourra être consulté et mis à jour par les médecins via la carte Vitale du patient. Il doit permettre un meilleur suivi tout en évitant de multiplier les examens.
La couverture maladie universelle (CMU) complémentaire s'adresse aux personnes à faibles revenus : chômeurs en fin de droit, jeunes sans activité, RMistes... Elle leur permet de bénéficier d'une complémentaire santé gratuite, sans faire d'avance de frais chez le médecin ou le pharmacien.
Concrètement, la CMU complémentaire peut être gérée, selon le choix du bénéficiaire, par sa caisse primaire d'assurance maladie (Cpam) ou une mutuelle. En 2006, 848 mutuelles géraient la CMU complémentaire de plus de 475.000 bénéficiaires.
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