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Santé, retraite : la position de la FNMF, du CTIP et de la FFA

Dans une tribune publiée ce lundi 7 mai 2018, les présidents de la Mutualité Française, du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) et de la Fédération française de l’assurance (FFA) entendent aborder «dans un esprit positif […] la voie des réformes».

Reste à charge zéro, épargne, retraite…Dans une tribune commune publiée dans Les Echos, le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet, le président du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), Pierre Mie, et le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz, abordent « dans un esprit positif […] la voie des réformes ».

Ainsi, les trois acteurs de la protection sociale complémentaire partagent l’objectif du reste à charge zéro pour les lunettes, les soins dentaires et les prothèses auditives. « Renoncer à ces équipements et, partant, aux conditions de vie normales, chaque fois que leur accès est trop cher pour nos concitoyens, est inacceptable dans la 5e économie mondiale », estiment-ils.

« Pour assurer aux Français la réactivité, la fluidité et l’efficacité qu’ils attendent, il nous faudra, certes, proposer des offres de référence, mais aussi rester en permanence ouverts aux innovations médicales et techniques », ajoutent-ils. « La solution se trouve largement dans les structures créées par les acteurs de la protection santé eux-mêmes. Nous avons su mettre en place des réseaux de soins, dont la capacité de proposition et de négociation a permis de faire baisser notablement le coût des soins mal remboursés. L’Igas l’a souligné dans son dernier rapport », rappellent la FNMF, la FFA et le CTIP.

Et d’ajouter : « notre défi consiste à ne pas perdre sur la qualité ce que l’on gagne sur les prix ; et à ne pas laisser des produits peu contrôlés se substituer à des matériels reconnus. La liberté de choix des assurés s’accompagne de la liberté des complémentaires de les rembourser au-delà de l’équipement de référence. »

Second volet des réformes de la protection sociale : l’épargne-retraite. Pour les signataires de la tribune, « il y a urgence à renforcer la part du financement par capitalisation, en supplément du système de retraite par répartition ».  « Nous avons toujours pris soin en Europe de valoriser la sortie en rente : parce qu’elle représente une garantie pour ses bénéficiaires et allonge la durée de l’épargne, elle finance mieux l’économie productive », soulignent-ils.

« Nous sommes désireux de travailler avec les pouvoirs publics et avec les autres partenaires de ces réformes. Nous nous y engageons avec le souci de contribuer à la garantie de la qualité des soins, la sécurisation des ressources des retraités, l’accès à l’innovation et la liberté de tous les Français, dans un système de protection sociale juste, moderne, efficace et solidaire », concluent Thierry Beaudet, Pierre Mie et Bernard Spitz.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)