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Plan Santé : les professionnels de santé satisfaits

Le plan Santé, présenté mardi 18 septembre 2018 par Emmanuel Macron, a reçu un accueil plutôt favorable des syndicats de médecins et des fédérations hospitalières.

"A l'issue d'un discours de près d'une heure devant les professionnels de santé réunis pour l'occasion à l'Elysée, ces derniers ont estimé que ce plan était à la hauteur des enjeux", estime Le Figaro. En effet, les syndicats de médecins sont globalement satisfaits. MG France salue "des mesures de bon sens" et le Syndicat des médecins libéraux (SML), "un plan ambitieux".

De son côté, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s'est "félicitée d'un statut mixte du médecin partagé entre la ville et l'hôpital". "Si on nous donne les moyens de mieux nous organiser dans les territoires (…), nous pourrons prendre en charge y compris les soins non-programmés et nous nous organiserons collectivement", s'est engagé Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF.

Les deux fédérations hospitalières se montrent également plutôt favorables aux mesures présentées par le chef de l'Etat. "Voilà une réforme à la hauteur des enjeux et qui témoigne d'un engagement fort", a réagi Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP). "Nous sommes prêts à relever le défi au service des patients", a-t-il ajouté, souligne Le Figaro.

Pour Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), "on a un discours cohérent, volontariste, ambitieux et surtout, qui appelle tous les acteurs publics ou privés à prendre leurs responsabilités", indique-t-il dans Le Figaro. Mais "qui va répartir les enveloppes budgétaires ?", interroge-t-il. Frédéric Valletoux ne voit pas comment les 400 millions d'euros de budget supplémentaire "suffiraient à financer les assistants médicaux, les 400 médecins des zones prioritaires et à réoxygéner l’hôpital !" "On va rapidement s'apercevoir que tout cela est insuffisant", ajoute-t-il.

Quant au Conseil national de l'Ordre des médecins, il se dit "globalement satisfait". "Nous attendons une approche globale de la formation, qui intégrerait réellement celle-ci à la réforme du système de santé (…) pour qu'elle réponde enfin au plus près des territoires", a déclaré son président, Patrick Bouet.

Dans un entretien aux Echos, le Pr Guy Vallancien, chirurgien et membre de l'Académie de médecine, salue un plan "très pragmatique". Pourquoi ce plan Santé aurait-il plus de chances de réussir que les précédents ?, l'interroge Etienne Lefebvre, rédacteur en chef du service France des Echos. "Là, il y a un rééquilibrage avec la ville, on cherche à faire en sorte que le système de santé marche enfin sur ses deux jambes, explique Guy Vallancien. Les médecins pourront à la fois être salariés et travailler en libéral, et inversement, les libéraux pourront plus facilement travailler à l’hôpital."

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John Sutton

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