croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Le dossier médical partagé (DMP) officiellement lancé le 6 novembre

Véritable serpent de mer, le dossier médical partagé (DMP) devrait connaître, à partir de demain, mardi 6 novembre 2018, un nouvel épisode. Plus d’une décennie après l'idée de sa création, le ministère de la Santé doit présenter son lancement officiel.

La mise en place généralisée du dossier médical partagé (DMP) avait été annoncée pour juillet 2007. Or, onze ans plus tard, le dispositif n'est toujours pas opérationnel. A compter de demain, mardi 6 novembre 2018, il pourrait en être autrement. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, doit en effet procéder au "lancement officiel" de ce fameux dossier, aux côtés du directeur de l'Assurance maladie, Nicolas Revel et d’Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, organisme qui fédère 80 associations de patients.

Initiée par l'ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, rappelle La Dépêche, la création du DMP promettait à chacun d’accéder à ses données de santé mais aussi de faciliter "le partage d’informations entre soignants", avec pour but essentiel de réaliser des économies en limitant les actes médicaux inutiles.

En 2004, le ministre estimait un peu hâtivement que trois mois suffisaient à rendre opérationnel ce partage des données. Pour différentes raisons, notamment techniques, ses successeurs n'y sont pas plus parvenus que lui.

Sous le mandat ministériel de Marisol Touraine, le dossier a cependant été repensé, et même repris en main par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) en 2016. De fait, entre 2016 et 2018, le DMP a été soumis à une "première phase de développement" dans neuf départements. Une phase de test qui a permis d'ouvrir 550.000 dossiers. En prenant en compte ceux qui ont été créés pendant cette dernière décennie, on en totalise 1,2 millions.

A partir de demain, annonce Le Télégramme, l'exécutif projette l'ouverture de 40 millions de DMP d'ici à 5 ans. Cela, en espérant qu'aucun obstacle technique ne nuise à cette ambition.

Pour atteindre un tel chiffre, un décret permet "d’ouvrir son propre DMP sur internet ou auprès des agents des caisses d’assurance maladie, en plus des professionnels et établissements de santé."

Côté contenu des informations, l'assurance maladie pourra faire figurer dans le DMP un historique, sur deux ans, des remboursements qu'elle prend en charge en matière d'actes et de médicaments.

Evidemment, le parcours médical du patient n'y sera mentionné que si les médecins libéraux acceptent de l'alimenter au fur et à mesure. Pour cela, un logiciel adapté faciliterait les démarches et un "mécanisme d'incitation" financière sera peut-être à envisager, comme c'est déjà le cas avec les pharmaciens qui percevront 1 euro par dossier ouvert.

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)