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Les retraités descendent dans la rue

Les retraités se mobilisent aujourd’hui contre la baisse de leurs pensions liée à l'augmentation de 1,7 point de leur CSG au 1er janvier dernier. Ils dénoncent une dégradation de leur pouvoir d’achat.

Les retraités manifestent ce jeudi 15 mars 2018 pour protester contre la baisse de leur pouvoir d'achat due à la hausse de 1,7% de la contribution sociale généralisée au 1er janvier 2018. Cette mesure fiscale, précise La Croix, représente un prélèvement supplémentaire de 4,5 milliards d'euros sur les pensions. Or, avec la suppression de la demi-part des veuves de 2008 et le prélèvement de 0,3% de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa) de 2014,"les retraités ont le sentiment d'avoir déjà beaucoup donné".

"La pension du retraité n'est pas une allocation sociale ni une variable d'ajustement mais un droit acquis par le travail", s’indigne par conséquent l'intersyndicale citée dans Le Figaro. D'autant que cette hausse de la CSG risque d'impacter certaines pensions de plusieurs centaines d'euros, sans autre compensation.

Interpellé, hier mercredi à Tours, par plusieurs retraités qui lui ont exprimé leur mécontentement, le chef de l'Etat a pris le temps de "faire la pédagogie de cette hausse qui a bien du mal à passer", rapportent Les Echos. "Je sais que ça râle", leur a répondu Emmanuel Macron, avant de rappeler que la hausse de la CSG avait été mise en place pour financer la baisse des cotisations des salariés. Il leur a également assuré que celle-ci serait "indolore" pour la majorité d'entre eux grâce à la baisse programmée de la taxe d'habitation.

Il n’empêche, ne manque pas d'observer Le Monde, tous les retraités ne seront pas concernés par la baisse de la taxe d'habitation en 2018 et 2019. C’est en particulier le cas de ceux qui figurent "parmi les 20% de foyers français les plus aisés" et qui s'en sortiront avec "une perte sèche de pouvoir d’achat".

En outre, note Le Figaro, même si le niveau de vie des retraités n'a cessé de s'améliorer depuis trois décennies pour atteindre une pension moyenne de 2.100 euros (soit 6% de plus que le niveau de vie de l'ensemble des Français), cette prospérité est "toute relative" et surtout ne durera pas. Car le niveau de vie des plus de 60 ans va "irrémédiablement et durablement" s'effriter à partir de la décennie 2020. "Pour sérieusement décrocher et passer sous le niveau de vie de l'ensemble des Français après les années 2030".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)