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« Entreprises à mission » : une opportunité pour le mutualisme

Le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet et le président de l’Association des assureurs mutualistes, Pascal Demurger, appellent, dans une tribune libre, les acteurs de l’économie sociale et solidaire à s’engager dans « l’entreprise à mission ».

Le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet, et le président de l’Association des assureurs mutualistes (AAM) signent dans Le Monde, une tribune en faveur de l’entreprise à mission, un nouveau statut proposé par la loi Pacte, qui vise à valoriser les entreprises qui s’engagent « au-delà du seul intérêt de leurs associés ».

Pour les deux signataires, « la tentation du repli sur soi ne serait pas à la hauteur des enjeux qui sont devant nous ». « Nous devons embrasser cette évolution, bâtir des ponts plutôt que des murs entre le secteur capitaliste et l’ESS, afin d’encourager toute entreprise qui œuvre en faveur du bien commun, estiment Thierry Beaudet et Pascal Demurger. Loin d’être une forme de concurrence ou de remise en cause, nous voyons ce mouvement comme la victoire d’idées et de principes que nous défendons depuis toujours. C’est l’histoire même du mutualisme que de soutenir l’éclosion de modèles qui en partagent les convictions. »

Les signataires se réjouissent que le monde mutualiste soit « une source d’inspiration pour des entreprises qui cherchent à concilier performance économique, confiance des clients et engagement des collaborateurs ». Et, réciproquement, « c’est pour nos mutuelles une occasion unique d’enrichir, d’approfondir et de renouveler nos approches ».

Pour les deux responsables mutualistes, « les entreprises à mission et les mutuelles ne sont pas concurrentes : ce sont deux instruments au service d’une même ambition ». Pour eux, le vrai défi de cette réforme est « de parvenir à créer un « statut » qui soit à la fois exigeant et ouvert à tous ». « Pour lutter contre le « mission washing », une entreprise à mission devra justifier d’un impact positif, significatif et mesurable », estiment Thierry Beaudet et Pascal Demurger. « Le respect de cet engagement devra être évalué par un organe indépendant, bénéficiant de la caution de l’Etat, pour en assurer la crédibilité », précisent-ils.

Les deux responsables mutualistes sont convaincus que « parce qu’elles incarnent déjà la jonction entre l’intérêt privé de l’entreprise, l’intérêt collectif des adhérents et sociétaires et l’intérêt général, les mutuelles peuvent faire plus que suivre ce mouvement, elles doivent en être le fer de lance ». « L’heure est venue d’aller encore plus loin et d’élargir l’impact positif de nos mutuelles, au-delà de leurs membres, à l’ensemble de la société, et de faire de la recherche du bien commun à la fois leur raison d’être et leur intérêt stratégique propre », concluent-ils.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)