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Maladie : le poids croissant des affections de longue durée

La trentaine d'affections de longue durée (ALD) coûte plus de 94 millions d'euros à la Sécurité sociale. Un chiffre qui devrait augmenter dans le temps.

Les affections de longue durée (ALD) touchent aujourd'hui plus d'un Français sur dix. Dix millions de patients sont ainsi atteints par l'une des trente pathologies répertoriées comme chroniques, et 10,4 millions si l'on répertorie ceux qui souffrent de deux maladies simultanées.

Cette tendance n'a cessé de s'accélérer au cours des années, remarquent Les Echos en s'appuyant sur les dernières données publiées par l'assurance maladie. Preuve en est, "après 1,3 million de nouveaux malades en 2014, 1,4 million en 2015, il y en a eu 1,6 million en 2016".

Dans le détail, rapporte le quotidien, le diabète se situe en tête de liste des maladies chroniques avec 2,6 millions de personnes touchées. En deuxième position viennent les tumeurs malignes, lesquelles concernent 2 millions de malades, soit une progression de 17,1% sur la période.

Ce n'est pas la plus forte accélération, puisque les pathologies liées au cœur (insuffisances cardiaques, troubles du rythme et cardiopathies) connaissent une hausse de 18,6%, atteignant 1,1 million de personnes en 2016.

A peine plus loin derrière, ajoutent Les Echos, "les affections psychiatriques de longue durée, hors démences de type Alzheimer, progressent elles aussi vivement (+13,2%) et touchent 1,3 million de personnes".

Ces ALD pèsent lourdement sur les comptes de l'assurance maladie. Et le vieillissement de la population risque d'accentuer le phénomène. De plus, écrivent Les Echos, "ce chiffre de 10 millions est l'arbre qui cache la forêt. En élargissant le champ à toutes les personnes qui consomment des soins apparentés à une maladie chronique, avec ou sans reconnaissance officielle d'ALD, l'assurance maladie a calculé que 20 millions de personnes étaient concernées en 2015, soit 35% de la population".

En comptant ces malades, le coût total des soins est estimé à 94,5 milliards d'euros, détaille le quotidien économique, soit "plus de la moitié de la dépense annuelle de la branche maladie !".

Si l'on tient compte de cette partie de patients non directement définis comme victimes d'une ALD, les postes de dépenses évoluent fortement. Ainsi, les maladies psychiatriques (hors démence) deviennent le premier poste et représentent 22,5 milliards d'euros de remboursements, devant les cancers (16,8 milliards) ou les maladies cardio-vasculaires (15,8 milliards). Une partie de ces coûts, décryptent Les Echos, concerne, entre autres, les antidépresseurs et anxiolytiques que consomment pas loin de 5 millions de personnes.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)