Salle de presse

Le Planning familial réclame le remboursement de tous les contraceptifs par la Sécurité sociale

Publié le 02/06/2010, Dernière mise à jour le 02/06/2010

Le Planning familial lance une campagne pour obtenir le remboursement de toutes les méthodes contraceptives : pilule, stérilet, anneau vaginal, patch, implant. Ce mouvement défend la liberté de choisir sa sexualité. Il dénonce l'absence de choix réel des femmes, notamment en raison du coût élevé des contraceptifs.

"La meilleure contraception, c'est celle que l'on choisit." C'était l'annonce de la campagne du ministère de la Santé en 2007. Mais pour le Planning familial "ce choix n'est pas réellement possible car la méthode qui conviendrait le mieux est trop chère et non remboursée". Pour que la contraception soit accessible à toutes et à tous, ce mouvement, qui défend la liberté de choisir sa sexualité, appelle à une mobilisation nationale jusqu'à fin 2010, pour obtenir le remboursement de tous les contraceptifs par la Sécurité sociale.

"La contraception est un droit fondamental des femmes pour choisir librement leur maternité et disposer de leurs corps", souligne le Planning familial. "La loi prévoit le remboursement de la contraception, pourquoi ne le sont-elles pas toutes ?", interroge-t-il. "Ne seraient-elles pas efficaces malgré leur autorisation de mise sur le marché (AMM) ? Droits des femmes contre droit des laboratoires pharmaceutiques ?"

Le prix, un obstacle au choix
Pour le Planning familial, le prix du contraceptif est trop souvent un obstacle au choix de la méthode la mieux adaptée. La Sécurité sociale rembourse à 65% certains contraceptifs. C'est le cas des pilules de deuxième génération, des stérilets et des implants. Mais elle ne prend pas en charge l'anneau vaginal, le patch contraceptif et les pilules de troisième génération. Ces micropilules représentent pourtant "près du tiers des contraceptifs oraux prescrits par les médecins", selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), d'octobre 2009.

L'Igas souligne que les laboratoires concernés par les pilules de troisième génération "se sont abstenus de présenter une demande de remboursement" au gouvernement qui "les aurait empêchés de fixer leurs prix à un niveau nettement supérieur". Elle montre aussi que "le montant restant à charge de l'utilisatrice peut varier dans des proportions de 1 à 100 : d'environ 2 euros par an (pour un stérilet au cuivre) à quelque 200 euros par an (timbre contraceptif, anneau vaginal, préservatif féminin)".

Pour des raisons financières ou par absence de choix véritable, certaines femmes se retrouvent en rupture de contraception. Une des raisons qui explique le nombre très élevé des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Chaque année, on en compte 200.000 en France.

Ghislaine Trabacchi

Coût et remboursement des différentes méthodes contraceptives
Pilules de 2e génération
Prix : environ 30 euros/an pour les plus prescrite
Périodicité de prise ou pose : journalière
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : oui
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : environ 10 euros/an (7 euros pour les génériques)

Stérilet au cuivre
Prix : 27 euros
Périodicité de prise ou pose : 5 à 10 ans
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : oui
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : environ 2 euros/an (calcul sur une durée moyenne de 5 ans)

Stérilet au Lévonorgestrel (hormone)
Prix : 130 euros
Périodicité de prise ou pose : 5 ans
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : oui
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : environ 9 euros/an (calcul sur une durée de 5 ans)

Implant progestatif
Prix : 124 euros
Périodicité de prise ou pose : 3 ans
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : oui
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : environ 14 euros/an

Pilule de 3e génération (micropilule)
Prix : libre, variable. Environ 110 euros/an (70 pour les génériques)
Périodicité de prise ou pose : journalière
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : non, sauf une
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : 70 à 110 euros/an

Anneau vaginal
Prix : 170 euros/an
Périodicité de prise ou pose : mensuelle
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : non
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : 170 euros/an

Patch contraceptif
Prix : 175 euros/an
Périodicité de prise ou pose : hebdomadaire
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : non
Reste à charge annuel pour l'utilisatrice : 175 euros/an

Préservatif masculin
Prix : 0,23 à 0,77 euros l'unité
Périodicité de prise ou pose : à chaque rapport
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : non
Reste à charge annuel pour l'utilisateur : 54 euros sur la base de 9 rapports par mois

Préservatif féminin
Prix : 2,14 euros l'unité
Périodicité de prise ou pose : à chaque rapport
Prise en charge par l'assurance maladie (remboursement à 65%) : non
Reste à charge annuel pour l'utilisateur : 231 euros sur la base de 9 rapports par mois

Source. Rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'octobre 2009 : "Evaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse suite à la loi du 4 juillet 2001".

En savoir plus

Lire notre dossier " Bien choisir sa contraception".
Découvrir notre fiche santé " Mieux maîtriser ma contraception"

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