Quand les facteurs environnementaux s’invitent dans notre bilan de santé
72 % : c’est la part des Français inquiets de l’effet des facteurs environnementaux sur leur santé.
Ce chiffre en hausse de 6 points en un an, issu du Baromètre santé-social 2025 de la Mutualité Française et de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, traduit une préoccupation croissante de la population. L’inquiétude est particulièrement marquée concernant la qualité de notre alimentation (87%) et l’usage des pesticides (82 %).
Quant à la qualité de l’eau, elle inquiète désormais 77 % des Français, soit une progression de 7 points par rapport à l’année précédente. Une appréhension fondée sur la réalité du terrain : la part de la population ayant accès à une eau du robinet conforme toute l’année aux limites de qualité pour les pesticides est passée de 82,6 % en 2021 à 74,7 % en 2023. Ce recul de près de 8 points signifie que 5,5 millions d’habitants ont été confrontés à une baisse de qualité de leur eau potable.
Le constat est tout aussi critique pour la qualité de l’air. En France, la pollution aux particules fines, liée aux activités humaines, est responsable de 40 000 décès par an, soit 7 % de la mortalité totale, indique Santé publique France. Un lien direct entre cette exposition et la survenance de pathologies chroniques (maladies respiratoires, cardiovasculaires et métaboliques) a récemment été établi.
Les initiatives mutualistes
Dans ce contexte, les mutuelles s’engagent dans une vision intégrée de la santé humaine, animale et environnementale (approche « One Health »). En lien étroit avec les collectivités locales, elles contribuent à la mise en œuvre de solutions locales, à l’instar des collectifs « Ordonnance verte » destinés à favoriser une alimentation saine et durable chez les femmes enceintes et leurs familles. Autres exemples : l’opération « Chez moi, je dis stop aux polluants » qui aide les citoyens à assainir leur air intérieur, ou encore l’accompagnement des acteurs de la petite enfance dans la prévention des risques liés aux perturbateurs endocriniens.
Sources
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