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Accueil > L’actualité > Assurance maladie > Assemblée générale des mutuelles : la mobilisation pour l'accès aux soins continue !
Publié le 19/06/2012, Dernière mise à jour le 19/06/2012

Les délégués mutualistes réunis le 15 juin, en assemblée générale à la Maison de la Mutualité, à Paris, ont adopté à une très large majorité une déclaration qui réaffirme l’engagement du mouvement en faveur de l’accès aux soins. "L’heure est à l’affirmation de propositions courageuses, innovantes, réalistes, inscrites dans la durée !", soutient Etienne Caniard, président de la Mutualité Française.
Trois mois avant le prochain congrès de la Mutualité Française, à Nice (Alpes-Maritimes), son assemblée générale a tracé "le cadre dans lequel s’inscrira l’action du mouvement mutualiste dans les prochains mois", a indiqué son président, Etienne Caniard, face aux 750 délégués réunis 15 juin à la Maison de la Mutualité, à Paris. Une "déclaration" adoptée à une très large majorité par les participants.
Taxe santé, refus aux mutuelles de proposer des professionnels de santé aux meilleurs tarifs à leurs adhérents : face à ces attaques "d’une intensité inégalée", le mouvement mutualiste "a une voix à faire entendre et des solutions à apporter", a affirmé le président de la Mutualité Française.
Toutes ces mesures ont certes été mises en œuvre par le précédent gouvernement, mais, a mis en garde Etienne Caniard, "le passé nous a appris qu’un changement de majorité, aussi favorable soit-il, ne règle rien".
Si les gouvernements changent, les dysfonctionnements du système de santé perdurent. Comme hier, "l’heure est à l’affirmation de propositions courageuses, innovantes, réalistes, inscrites dans la durée !", a lancé Etienne Caniard. Pour les promouvoir, "il va falloir continuer à nous mobiliser, à nous battre. Et surtout, continuer à serrer les rangs !"
La maîtrise indispensable des dépassements d’honoraires
C’est le sens de la déclaration adoptée en assemblée générale par les délégués mutualistes. Dans ce texte, "les mutuelles tiennent à confirmer leur implication résolue dans l’amélioration du système de santé".
Cette mobilisation a en particulier pour but de mettre fin au renoncement aux soins dont le niveau actuel est "inacceptable et indigne d’un pays comme le nôtre", s’est insurgé Etienne Caniard. Et pour lui, "il n’y aura pas de réforme sans que nous nous attaquions avec détermination au problème majeur de son sous-financement et du recours à l’endettement".
Pour lutter contre les inégalités d’accès aux soins, le mouvement mutualiste fixe deux orientations : organiser un "vrai parcours de soins privilégiant les soins de premiers recours et leur coordination avec les établissements sanitaires et médico-sociaux" et maîtriser "les restes à charge" en ville comme à l’hôpital.
Pour cela, les mutualistes s’engagent à participer, entre autres, "à la maîtrise des dépassements d’honoraires", ou encore à la rénovation des contrats solidaires et responsables en "renforçant les mécanismes de mutualisation et de solidarité.
Ces engagements supposent quelques préalables : l’instauration d’une "juste rémunération des professionnels" et d’une "opposabilité réelle" des tarifs pratiqués par les médecins. Dans ce cadre, "nous devons réaffirmer notre refus d’un secteur optionnel qui légitime les dépassements d’honoraires plus qu’il ne les combat".
Milène Leroy
Fin mai, 118 mutuelles, soit 78% des adhérents, avaient adhéré au conventionnement hospitalier mutualiste. L’objectif est de parvenir fin 2012 à couvrir 70% des séjours dans toutes les régions, hormis dans les plus importantes où un objectif de 60% a été fixé. Pour l’heure, 19 régions se sont engagées dans cette démarche. Trois d’entre elles couvrent déjà plus de 60% des séjours, deux autres plus de 40%, et six autres dépassent les 30%. "A ce jour, 167 conventions ont été signées, 460 établissements contactés, sur les 1.300 que comporte notre liste", a indiqué Dominique Joseph, membre du bureau de la Mutualité Française. Résultat de ces négociations : des prix de 10% inférieurs en moyenne aux prix publics.
Les diabétiques sont plus nombreux dans la population précaire, notamment chez les hommes, jeunes, exposés à des facteurs de risque comme le tabagisme ou une alimentation déséquilibrée. C'est un des principaux enseignements d'une enquête épidémiologique présentée le 30 janvier à l'Académie de médecine. Y ont participé le Pr Jaffiol, endocrinologue et Etienne Caniard, président de la Mutualité Française. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site "Diabète et précarité" à l'adresse suivante : www.precaritediabete.academie-medecine.fr
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