La santé n’est pas un produit de luxe : 7 Français sur 10 souhaiteraient que leur complémentaire soit taxée comme un bien de première nécessité

Selon une enquête Odoxa réalisée pour la Mutualité Française, fin octobre 2026, un Français sur deux ignore que son contrat de complémentaire santé est taxé.

Une fiscalité spécifique largement méconnue et sous-estimée

Seuls 20% déclarent connaître l’existence de cette fiscalité et avoir une idée, même approximative, de son montant. Parmi les personnes qui pensent connaître son niveau, près de 6 sur 10 (58%) estiment, à tort, qu’il est inférieur à 10%. Or, pour un contrat solidaire et responsable, la taxation atteint 16% en 2026, en intégrant la contribution exceptionnelle de 2,05%.

Une fois informés, 8 Français sur 10 jugent cette taxation injustifiée

La réaction est sans appel : une fois informés du niveau de taxation de leur complémentaire santé et de la surtaxe appliquée en 2026, 80% des Français estiment injustifié que leur cotisation soit soumise à un tel niveau de prélèvements. Près de la moitié d’entre eux, la jugent même « tout à fait injustifiée ». Et 28% souhaiteraient purement et simplement sa suppression.

Près de 7 Français sur 10 favorables à un alignement sur les produits de première nécessité

Cette opposition se traduit également par une demande de baisse. Près de 7 Français sur 10 (69%) trouveraient “juste” de ramener cette taxation à 5,5%, soit le niveau appliqué à de nombreux produits de première nécessité et 28% souhaiteraient sa suppression totale.

La Mutualité Française appelle à revoir cette fiscalité

Pour la Mutualité Française, ces résultats soulignent le décalage entre le niveau de taxation des complémentaires santé et la perception qu’en ont les Français. Elle défend une baisse de cette fiscalité à 5,5%, au niveau des biens et services essentiels, pour l’ensemble des contrats individuels et collectifs. Pour ceux ne bénéficiant d’aucune participation de l’employeur, notamment ceux des retraités et des demandeurs d’emploi, elle propose un taux de 2,1%. Afin de préserver les recettes de la Sécurité sociale, elle suggère d’élargir légèrement l’assiette de la CSG.

« Toujours plus de taxes, toujours plus de charges transférées. Et au final, ce sont les Français qui paient. Nous proposons de ramener la fiscalité des complémentaires santé à 5,5%, voire à 2,1% pour les contrats non aidés. Parce que la santé est un bien essentiel, c’est une question de justice sociale, de pouvoir d’achat et d’accès aux soins pour tous et toutes » déclare Éric Chenut, président de la Mutualité Française.

Méthodologie

Enquête Odoxa réalisée pour la Mutualité Française en ligne les 20 et 21 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Représentativité assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, diplôme, profession) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

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