Evolution de la politique vaccinale et du TM sur les vaccins

La Mutualité Française a toujours soutenu la vaccination, la considérant comme un instrument essentiel de prévention, pour protéger la santé individuelle et collective. Son engagement va au-delà du co-financement des vaccins, elle informe le grand public, accompagne les professionnels de santé et participe à des actions de proximité. A titre d’exemple, la Mutualité Française participe à la semaine européenne de la vaccination, se fait le relais des campagnes institutionnelles et mobilise les structures mutualistes pour développer la prévention, notamment auprès des personnes les plus vulnérables ou les plus éloignées du système de santé.

En France, la politique vaccinale a fortement évolué au cours des dernières années. Ainsi, l’obligation vaccinale des nourrissons est passée de trois à onze vaccins en 2018. En 2025, leur nombre a encore augmenté, avec l’obligation de vacciner contre les méningocoques B et ACWY. L’accent est également mis sur d’autres catégories d’assurés :

  • Chez les jeunes, la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est désormais recommandée pour les jeunes femmes et hommes jusqu’à 26 ans ;
  • Pour les assurés âgés de 65 ans et plus, les vaccinations contre le zona et le pneumocoque sont désormais recommandées, tandis que des vaccins renforcés sont utilisés lors de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière.

En utilisant les données issues du système national des données de santé (SNDS) et de MEDICAM, nous avons observé qu’entre 2012 et 2025, le ticket modérateur est passé de 156 millions d’euros à 544 millions d’euros. Cette progression s’est nettement accélérée ces dernières années, avec des hausses supérieures à 20 % en 2022, 2023 et 2024, puis une augmentation de 60 % en 2025. Cette dynamique s’explique par l’évolution des recommandations vaccinales, l’arrivée de produits plus coûteux (vaccin contre le zona par exemple) ainsi que par la montée en charge des vaccinations en officine. Cette tendance montre que si la prévention produit des bénéfices sanitaires majeurs, elle nécessite aussi un financement durable et un suivi précis des impacts entre l’assurance maladie obligatoire et les organismes complémentaires.

Ticket modérateur total à la charge des OC