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Complémentaires santé : les ménages risquent de revoir leurs garanties à la baisse

Publié le 26/06/2012, Dernière mise à jour le 26/06/2012

"Le budget maximal des Français en matière de dépenses de soins est atteint pour la majeure partie des assurés" disposant d’une complémentaire santé, estime Christophe Eberlé, président de la société de conseil Optimind, qui vient de réaliser une enquête avec l’organisme de sondage OpinionWay. Cette étude est basée sur deux sondages réalisés parallèlement auprès des consommateurs et des assureurs proposant des complémentaires santé.

Sur les 86 assureurs interrogés, 90% anticipent une hausse des tarifs d’au moins 4% en 2012, soulignent Les Echos (page 26). Cette nouvelle augmentation servira selon eux à répercuter la hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), celle du coût des soins médicaux et les rattrapages tarifaires des années précédentes. Les assureurs estiment que ce renchérissement pourrait conduire les ménages à revoir leurs garanties à la baisse et à prendre une couverture plus adaptée à leurs besoins. Et 20% des professionnels redoutent même que certains assurés renoncent purement et simplement à souscrire un contrat.

Du côté des assurés, une majorité d’entre eux (58%), consacre un budget annuel d’environ 600 euros par an (50 euros par mois) à leur complémentaire santé. Ils ne souhaitent (ou ne peuvent) pas dépenser plus. Seuls un quart des sondés se disent prêts à y consacrer 90 euros par mois. L’optique, le dentaire et l’hospitalisation sont les garanties les plus déterminantes dans le choix d’une complémentaire, confirment Les Echos. Ce qui n’est guère étonnant, car ce sont celles qui couvrent les actes les plus coûteux et les plus fréquents. A contrario, seulement 52% des assurés connaissent, et 27% utilisent, les services associés à leur complémentaire santé : plates-formes téléphoniques d’information, réseaux de soins...

Des couronnes moins chères
Qui n’est pas tombé de sa chaise à la lecture d’un devis pour la pose de couronnes ou d’implants dentaires ? "Au fil des ans et face à un désengagement continu de la Sécurité sociale, la pose de prothèses est devenue inabordable pour beaucoup", constate le mensuel Le Particulier daté de juillet-août, dans un dossier qui n’est pas avare de conseils pour alléger la "douloureuse" chez le dentiste.

Selon l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), 10 % des Français auraient en effet déjà renoncé à des soins dentaires alors que 4,1% d’entre eux font une croix sur les dépenses d’optique et 3,4% ne vont plus voir leur médecin. "Depuis quelques années, de nombreux assureurs et mutuelles tentent de négocier les tarifs auprès de chirurgiens-dentistes partenaires, souligne Le Particulier. Avec à la clé, de 15 à 20% d’économie pour les assurés."

Le mensuel cite notamment l’exemple de l’accord conclu par la Mutualité Fonction publique (MFP) avec les 25.000 dentistes libéraux partenaires appartenant à la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), accord qui plafonne les tarifs pour la pose d’une couronne céramo-métallique ou d’une couronne en céramique. "Pour faire des économies, conseille également Le Particulier, n’oubliez pas les 445 centres dentaires mutualistes répartis sur tout le territoire (la liste est disponible sur le site Internet de la Mutualité Française : www.mutualite.fr, puis "Trouver un service de santé")."

John Sutton

Appels téléphoniques frauduleux

Depuis le 10 avril, une utilisation frauduleuse du numéro de téléphone du standard de la Mutualité Française a été constatée. Cette utilisation a probablement pour but de contourner le filtrage des appels masqués en utilisant un faux numéro, à des fins de démarchage commercial ou de harcèlement téléphonique.
Si vous avez été victime d'appels présentant abusivement le numéro 01.40.43.30.30 et se réclamant de la Mutualité Française, nous vous invitons à laisser vos coordonnées à l'adresse suivante : webmail[at]mutualite.fr. Ces informations nous aideront à instruire la plainte déposée par la Mutualité Française.
Nous vous prions d'accepter nos excuses pour la gêne occasionnée.

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Diabète : les jeunes hommes en situation précaire particulièrement exposés

Les diabétiques sont plus nombreux dans la population précaire, notamment chez les hommes, jeunes, exposés à des facteurs de risque comme le tabagisme ou une alimentation déséquilibrée. C'est un des principaux enseignements d'une enquête épidémiologique présentée le 30 janvier à l'Académie de médecine. Y ont participé le Pr Jaffiol, endocrinologue et Etienne Caniard, président de la Mutualité Française. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site "Diabète et précarité" à l'adresse suivante : www.precaritediabete.academie-medecine.fr

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