Salle de presse

Constance Baudry

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La Mutualité Française vient de publier l’édition 2008 de son « Mémento médicament », les chiffres clés du médicament en France en 2007 et son financement par les mutuelles

La Mutualité française vient de publier l’édition 2008 de son "Mémento médicament", un dépliant qui sous forme de tableaux et de graphiques donne les chiffres clés du médicament en France pour l’année 2007 ainsi que le détail de son financement par les mutuelles. Cette 8ème édition analyse la politique de régulation économique mise en oeuvre par le Comité économique des produits de santé lors de la fixation du prix des médicaments. Elle fait également un focus sur le marché de l’automédication, l’évolution des dépenses des médicaments à service médical rendu insuffisant (SMRi)* et les économies liées à l’utilisation des médicaments génériques.

La régulation économique du médicament par la baisse des prix : un mécanisme qui bénéficie à tous équitablement

La huitième édition du "Mémento médicament" procède à une analyse comparative de deux méthodes de régulation économique du médicament utilisées en France en cas de dépassement du volume prévisionnel des ventes de médicaments : les baisses de prix et les remises annuelles versées par les industries du médicament à l’assurance maladie obligatoire. Cette analyse démontre que les remises et les baisses de prix n’engendrent pas les mêmes impacts financiers pour les patients et l’assurance maladie obligatoire.

Les remises ne profitent qu’à l’assurance maladie obligatoire : elles lui permettent de faire des économies mais engendrent une modification du taux de prise en charge du médicament. Ainsi il n’y a pas d’économie pour le patient qui subit un transfert de charge invisible.

En revanche, les baisses de prix constituent un mécanisme plus juste, qui bénéficie à la fois à l’assurance maladie obligatoire et au patient sans modification des taux de prise en charge réglementaires. Elles permettent également une meilleure transparence du marché du médicament.

Médicaments à service médical rendu insuffisant : encore 705 millions d’euros remboursés en 2007

L’édition 2008 du "Mémento médicament" montre une baisse significative des remboursements de médicaments à service médical rendu insuffisant (SMRi) depuis 2004. Celle-ci s’était pourtant accélérée en 2006, notamment suite au déremboursement d’un certain nombre de médicaments.

Néanmoins, en 2007, les remboursements de médicaments à SMRi se sont encore élevés à 705 millions d’euros, principalement concentrés sur les médicaments vasodilatateurs, les veinotoniques, des antitussifs et des spécialités de la sphère ORL.

La Mutualité française préconise le déremboursement de ces médicaments qui compte tenu de leur performance insuffisante ne devraient pas être pris en charge par la solidarité nationale. Pour la Mutualité française, l’utilisation des ressources de la solidarité doit être centrée sur le progrès et réservée à la prise en charge de thérapeutiques efficaces et de qualité.

L’utilisation des génériques a permis d’économiser plus d’1 milliard d’euros, mais 493 millions d’euros d’économies sont encore possibles

Le chiffre d’affaires des médicaments génériques représente aujourd’hui 11% du marché, soit 3,5 milliards d’euros. En 2007, la délivrance des médicaments génériques a permis d’éviter 1,16 milliards d’euros de dépenses contre 880 millions d’euros en 2006. Cette progression s’explique principalement par l’atteinte d’un objectif ambitieux de substitution générique grâce à la participation des pharmaciens et par l’extension du dispositif "tiers payant contre générique".

En matière de délivrance de médicaments génériques, la Mutualité française compte également sur la hausse des prescriptions en Dénomination commune internationale (DCI) ainsi que sur l’élargissement du répertoire des génériques à des molécules coûteuses dont le chiffre d’affaires est élevé. Il existe un gisement d’économies potentielles estimé à 493 millions d’euros pour 2007, qui pourrait être encore accru avec une baisse du prix des génériques.

Automédication : un marché en progression estimé à 1,93 milliards d’euros en 2007

En 2007, le chiffre d’affaires des médicaments achetés sans ordonnance s’est élevé à 1,93 milliards d’euros, soit une progression de 5,2% par rapport à 2006. Ce marché a représenté 6,3% du marché des médicaments vendus en pharmacies en 2007.

En 2006, le chiffre d’affaires des médicaments délivrés sans ordonnance avait sensiblement progressé, via une augmentation des volumes, mais aussi du prix des médicaments déremboursés.

*SMR : le Service Médicale Rendu est évalué par la Commission de la Transparence. Il est qualifié de majeur, important, modéré, faible, ou insuffisant (SMRI) pour justifier le remboursement.

** DCI : la Dénomination Commune Internationale est mise en place par l’Organisation mondiale de la Santé. Elle désigne la substance active ou molécule contenue dans le médicament.

L’édition 2008 du mémento médicament de la Mutualité française est disponible sur le site Internet de la mutualité française www.mutualite.fr ou auprès du service de presse.

A propos de la Mutualité Française
Présidée par Jean-Pierre DAVANT, la Mutualité Française fédère la quasi-totalité des mutuelles santé en France. 6 Français sur 10 sont protégés par une mutuelle de la Mutualité Française, soit près de 38 millions de personnes et quelque 18 millions d’adhérents.
Organismes à but non lucratif, ne pratiquant pas la sélection des risques et régis par le code de la Mutualité, les mutuelles interviennent comme premier financeur des dépenses de santé après la Sécurité sociale.
Les mutuelles disposent également d’un réel savoir-faire médical et exercent une action de régulation des dépenses de santé et d’innovation sociale à travers leurs 2 200 services de soins et d’accompagnement mutualistes : hôpitaux, cliniques, centres de santé médicaux, centres dentaires et d’optique, établissements pour la petite enfance, services aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, etc.
La Mutualité française contribue aussi à la prévention et à la promotion de la santé à travers son réseau d’unions régionales, d’unions départementales et ses services de soins et d’accompagnement.